samedi 4 août 2012

Armée U.S., indépendance du Québec et métapsychique (2)

Le 21 juillet dernier, la Jérusalem des Terres Froides publiée un court texte sur la question du métapsychique dans l'armée états-unienne et ses conséquences possibles sur le mouvement indépendantiste québécois. En consultant le 100 mots pour comprendre la voyance de Bertrand Méheust pour son article sur l'astrologie, la JTF a retrouvé un autre article qui traite spécifiquement de l'espionnage psychique pratiquée aux USA dans les années 70 à 90, le projet Stargate. Pour donner une idée des possibilités et limites du métapsychique dans le domaine militaire et policier, l'article en question est présenté ici. Il s'agit des pages 136 à 140 de ce livre paru aux Empêcheurs de penser en rond en 2005. Que les éditeurs et/ou M. Méheust se rassurent, la JTF n'a pas l'intention de recopier le livre dans son entier. Mais elle estime que quelques uns des articles de cet ouvrage sont incontournables et valent leur pesant d'or. Des fondamentaux.

---Espionnage psychique---

À première vue, l'idée d'utiliser les somnambules et les voyants à des fins d'espionnage relève du fantasme ou du roman policier. On la voit surgir pour la première fois en Angleterre pendant les guerres napoléoniennes. À cette époque, le magnétisme n'a pas encore passé le Channel et les journaux anglais fantasment sur les pouvoirs des somnambules français au point de se demander si l'Empereur n'aurait pas recours à leurs services pour espionner les secrets britanniques. Au début du XIXe siècle, la supposition, à ma connaissance, est encore purement imaginaire ; mais, un siècle et demi plus tard, pendant la guerre froide, avec le programme Stargate, le fantasme va devenir réalité ; la CIA va recruter des clairvoyants confirmés dans l'espoir qu'ils parviendront à obtenir des informations sur des sites soviétiques ultrasecrets. Ces expériences seront menées entre 1972 et 1995 au Stanford Research Institute puis à la Science Application International Corporation (SAIC) en Californie, et confiées au physicien Edwin May. Le programme Stargate va aboutir à des résultats parfois remarquables au plan parapsychologique, mais insuffisamment fiables au plan militaire, et c'est sans doute (avec la fin de la guerre froide) la raison pour laquelle il sera finalement arrêté. Parmi les voyants révélés par Stagate, nous retiendrons Pat Price et Joseph McMoneagle.

À Pat Price, on demande un jour de se porter en esprit sur un site militaire ultrasecret, avec pour tout indice une référence cartographique portant la mention "site soviétique d'un grand intérêt pour les analystes". Price se concentre , et au bout de quelques minutes aperçoit un complexe de bâtiments. Il se voit couché sur le toit d'un immeuble en brique, surplombé par une grue géante montée sur un train. Il en fait le dessin. Il s'agit en fait d'un site nucléaire situé à Semipalatinsk, au Kazakhstan. Les photos satellites confirmeront la présence de cette grue géante, qui est bien montée sur des rails et ressemble de près à celle que le percipient a dessinée. Mais surtout, Price décrit, à l'intérieur de l'un des bâtiments, une sphère métallique géante de vingt mètres de diamètre que les ouvriers peinent à assembler. Personne, à la CIA, ne connaît alors cette structure. Cette description sera confirmé trois ans plus tard et la description de la sphère publiée dans Aviation Week. On confirmera aussi les difficultés techniques que l'assemblage de cette sphère a soulevées.

Quand à Joseph McMoneagle, il est la vedette du projet Stargate. Ancien agent des services secrets, ce dernier découvre ses dons de clairvoyance à la suite d'une NDE provoquée par un infarctus. Il s'attache ensuite à les développer, et la CIA, la NASA et le FBI l'engagent pour des missions très spéciales comme la récupération d'otages. Les résultats qu'il obtient lui valent d'être décoré à plusieurs reprises lorsqu'il quitte l'armée à l'âge de cinquante ans. Parallèlement, il est intégré au projet Stargate. Dans ce cadre, il mène près de deux cents missions supervisées par l'équipe d'Edwin May. Aujourd'hui, il pratique toujours la vision à distance comme consultant externe pour des services de police ou pour des entreprises privées, et les parapsychologues le considèrent comme un des meilleurs sujets psi actuels. Lorsqu'on le voit procéder, on ne peut pas ne pas penser à Alexis Didier. Pour développer la seconde vue, il lui faut au préalable se mettre dans un état de conscience dissociée, qu'il obtient par des techniques de méditation inspirées du bouddhisme. Quand il "accroche" une cible, il la visualise, la décrit et la dessine avec une grande précision. On éprouve un choc lorsqu'on compare les dessins qu'il effectua pour le projet Stargate pendant ses remote viewings, les photos des cibles qu'il cherchait à décrire. Bien entendu, le sceptique pourra toujours suspecter des expériences commandités par la CIA, dont beaucoup sont encore couvertes par le secret militaire. Cette objection serait fondée si McMoneagle n'avait jamais exercé en dehors de ce cadre opaque. Mais une telle hypothèse ne tient pas car le voyant américain a été testé par des chercheurs privés qui ont pu vérifier la réalité de ses dons. Ainsi, le 17 janvier 2004, les téléspectateurs de Canal Plus ont pu le voir à l'oeuvre dans un documentaire réalisé par Marie-Monique Robin. Un ensemble de précautions avaient été prises sous le contrôle du magicien Ranki pour que l'on ne puisse incriminer un compérage quelconque ou invoquer l'hypothèse de fuites involontaires susceptibles d'informer le voyant sur la nature de la cible. Au moment où l'expérience va commencer, McMoneagle se retrouve sur sa terrasse, dans son jardin, en Virginie. Il sait seulement qu'il va devoir décrire le lieu où il se trouvera à 18 heures (heure française) une balise humaine, en l'occurence Mario Varvoglis, le président de l'Institut métapsychique, envoyé quelque part dans Paris selon une procédure de choix en double aveugle. Étendu sur sa chaise longue, il fait le vide en lui pour se préparer à l'épreuve. Une heure avant l'épreuve, à Paris, Ranki tire au sort une enveloppe qui lui désigne le lieu de l'expérience :  le pont Alexandre III. Mario Varvoglis est conduit par un chauffeur qui lui cache la destination jusqu'au dernier moment. À l'heure prévue, il se trouve au milieu du pont, remarquable entre tous par la série de hautes statues qui le bordent. Il est en train de regarder ces statues et de se pencher depuis la balustrade pour voir la Seine, quand, à 12 heures en Virginie, l'épreuve commence. Après quelques minutes de concentration, McMoneagle dessine un pont, sous lequel passe une voie de communication dont il ne parvient pas à préciser la nature. Puis il visualise les statues et les dessine, s'attardant sur le détail d'une main. Il voit aussi Varvoglis en train de se pencher par-dessus la balustrade. Enfin, il dessine un bâtiment qui longe la Seine et que l'on voit bien depuis le pont - une structure d'un étage, avec une série d'arcades caractéristiques, la gare routière d'Air France. Le dessin est si précis qu'il laisse peu de place au doute. Cette prestation diffusée à la télévision française étonnera les plus incrédules, comme le montre la presse des jours suivants.

Bertrand Méheust

1 commentaire:

  1. bonjour,
    pour en savoir plus sur ce rapport Stargate :

    il est téléchargeable à l'adresse :
    http://psiland.free.fr/dossiers/parapsy/psi_defense/remote.pdf

    ainsi qu'un commentaire de Ed.May à celle-ci :
    http://www.scientificexploration.org/journal/jse_10_1_may.pdf

    voir aussi :
    psiland.free.fr/dossiers/parapsy/psi_defense/psidefense.html

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