jeudi 28 février 2013

L'affaire Olivier Mukuna contre Alain Soral

En annexe aux coups de gueule contre Alain Bonnet de Soral, la Jérusalem des Terres Froides vous propose l'ensemble de l'affaire Olivier Mukuna Vs Alain Soral sur la même page. D'abord la lettre ouverte que Mukuna avait publié sur le site d'Agoravox en juin 2011 puis le récit sur les sanglots de Soral au Théâtre de la Main D'Or, tel que publié sur Média Libre. Rappelons qu'Égalité et Réconciliation avait relayé sur son site la lettre ouverte sous le titre peu reluisant Travail d'esclave. Voici comment elle fut présentée :
Suite au succès de "Comprendre l’Empire" et à sa série de conférences sur la domination oligarchique, les attaques par la bande se multiplient ces derniers temps contre Alain Soral (agression au théâtre de la Main d’Or par de faux musulmans menés par Gamal Abina, série d’articles à charge du faux patriote Jean Robin...).
Dernière en date de ces attaques : cet article particulièrement ignominieux du journaliste belge prétendument antiraciste Olivier Mukuna.
En cette période cruciale où Alain Soral mène un courageux et dangereux combat, nous laissons le lecteur apprécier.
Sûr qu’avec de tels combattants, les sionistes n’ont même pas besoin de lever le petit doigt !
Ceux qui connaissent déjà le "grand sheikh chauve" n'auront pas besoin de commentaires supplémentaires. Tout y est : reprocher "l'ignominie" de l'autre d'une façon elle-même ignominieuse, la victimisation du gourou d'E&R puis son idéalisation et le conspirationnisme à deux balles en laissant sous-entendre que Mukuna n'est pas vraiment antiraciste et qu'il serait un idiot utile des sionistes.

La lettre ouverte avait été reproduite telle quelle sur E&R mais depuis elle a été effacée, peut-être à la demande de Mukuna. Il ne reste que la présentation et les commentaires. L'article a reçu 3 étoiles sur 5 pour 133 votes, il a été vu 16 741 fois (popularité: 1) et il y a 76 commentaires. Et bien sûr, si Soral a relayé cette lettre sur son site, c'est qu'à ce moment-là, il se sentait assez en confiance avec sa bande de trolls pour y narguer Mukuna. Car autrement, on connait bien l'habitude soralienne de toujours occulter ce qui peut le moindrement porter ombrage au gourou (tendance qui s'est sérieusement aggravée en 2013).

La Jérusalem des Terres Froides a pensé également présenter quelques commentaires provenant d'Agoravox, Égalité et Réconciliation et Média Libre, puis elle s'est ravisée car les propos des soraliens y sont d'une telle bêtise qu'ils n'apportent rien de plus. Précisons seulement qu'à la suite de l'article de Média Libre, de nombreux soraliens ont affirmé qu'il était impossible que cette rencontre ait eu lieu à la Main D'Or et que Soral y ait pleuré, sous prétexte "qu'ils ont appris beaucoup grâce à Soral". Eh oui, vous avez bien lu : sous prétexte qu'ils en auraient appris beaucoup grâce à "Poupeto-c'est-moi", certains sectateurs ont poussé tellement loin l'idéalisation irrationnelle de leur gourou qu'ils ne peuvent même plus concevoir que d'apprendre de quelqu'un n'empêche pas celui-ci de faire des bêtises ailleurs. Ils sont en telle pâmoison devant leur "virtuose du logos" que s'ils apprennent qu'il s'est mal comporté autrement, ils ne peuvent le concevoir et ils se retrouvent en dissonance cognitive, en déni de la réalité. N'est-ce pas digne de Claude Vorilhon et ses raéliens ?

Voici pour commencer la lettre ouverte de juin 2011 et après les notes de bas de page, le récit de ce qui s'est passé au Théâtre de la Main D'Or en décembre 2011. Notez qu'au second article, le premier paragraphe (en italiques) n'est pas de Mukuna. Bonne lecture à tous...

---Lettre ouverte à Alain Soral---

Rédigé le 17 juin 2011 et paru à la tribune libre d'AgoraVox le 20 juin 2011 

Mon pauvre Alain,

Après avoir craché sur l'écrivain Marc-Edouard Nabe, l'historien Paul-Éric Blanrue ou le politologue Alain De Benoist, ta mégalomanie devait trouver nourriture hors Hexagone. Au nom de « l'antisioniste qui pisse le plus loin », tu calomnies désormais le professeur Jean Bricmont, le journaliste Michel Collon, l'économiste Souhail Chichah et moi-même.

De mes trois amis belges précités, je suis celui qui te connaît le mieux. Hors Internet ; dans les coulisses de la vraie vie. Tu imagines donc mon sourire en te voyant me donner du « Monsieur Mukuna » dans ta vidéo à charges et sans preuve (1). Quel contraste avec ton tutoiement amical lorsque tu pensais pouvoir me manipuler. En oubliant son aspect malhonnête, ta propension au comique involontaire te rendra toujours attachant.

Mobilisant toute ta vulgarité égocentrique et ta paranoïa légendaire, tu me contrains - bien joué ! - à réagir. Mais contrairement à toi, je préciserai à celles (?) et ceux qui t'accordent encore cet hallucinant crédit « d'où nous parlons » exactement.

Bientôt sept ans que nous nous sommes rencontré face à un pseudo-journaliste de Complément d'enquête (France 2). Dans le cadre de la naissante « affaire Dieudonné » et de la sortie de mon livre d'entretiens (2). Nous avons été interviewés près de trois heures ; Dieudonné, toi et moi. Sans surprise, tu monopolisas la parole. Développant plusieurs analyses pertinentes anéanties par un dérapage aux accents anti-juifs. Résultat prévisible : le missionnaire de France 2 jeta les propos de Dieudonné comme les miens pour bricoler une partie de sa propagande autour de cette saillie (3). En guise de médiatisation de mon travail, tu admettras que j'escomptais mieux que voir mon image amalgamée à ta connerie verbale. Conséquence « complémentaire » : la LDJ ou le Betar saccagera à coups de manches de pioches une librairie parisienne dans laquelle tu dédicaçais ton livre du moment (4). Parmi les premiers à s'enfuir, tu en sortiras indemne. Ce ne fût pas le cas de sept de tes lecteurs, blessés à des degrés divers, comme de la propriétaire de la librairie, tombée en dépression et cessant définitivement son activité (5)...

Ce que j'ai retenu de l'épisode ne s'est jamais démenti : Soral joue uniquement pour sa gueule et demeure incapable du moindre geste collectif. Bien sûr, on a tous nos défauts et s'il fallait dézinguer chaque opportuniste, on n'en sortirait plus. Dans mon second livre, j'ai donc consigné ton agression, soulignant la malhonnêteté du préposé de France 2 comme le fait qu'aucune enquête de police n'avait été menée (6)... Un an plus tard, sur demande de ton avocat, j'irai témoigner à ton procès pour «  incitation à la haine raciale  ». Question d'honneur et de vérité. Valeurs que tu perds à la même vitesse que tu t'en réclames ...

Tes coups de menton mussoliniens ont cessé de m'apparaître accessoires, lorsque je t'ai vu aboyer ceci : « Le métissage de toute façon, ça fait peur à tout le monde ! Parce que le métissage, c'est la violence ! Dans toutes les sociétés métissées, il y a de la tension, de l'angoisse et de la violence » (7)... Puis, dans la même vidéo : « Nous sommes des gallo-romains-hellèno-chrétiens. Un métissage réussi parce que lent, cohérent, accepté, etc. »

Au-delà de la stupidité de ces assertions, leur contradiction flagrante (« métissage = violence » vs « métissage réussi ») ne pouvait s'expliquer que par une vision racialiste du monde, ordonnée par la suprématie blanche. L'aboutissement d'une pensée afrikaner ; l'apologie du développement séparé en agitant, entre autres leurres, l'inusable hochet de l'immigration-invasion.

Plus tard, tu confirmeras ton amour de la pureté raciale et de l'apartheid sous prétexte de lutte contre un absurde « complot impérial » : « La catastrophe aujourd'hui, c'est que nous avons une immigration qui est organisée systématiquement ; en réalité même plus pour des raisons économiques parce qu'il y a du chômage, mais pour des raisons raciales ; pour des raisons de métissage forcé ; pour créer du melting-pot, de la babelisation et de l'ilotisme. C'est un projet de destruction ! Quand tu mets des musulmans et des ... je dirais même pas des musulmans ... des Maghrébins avec des Français de souche dans une banlieue, ce n'est même pas du métissage, au sens où ça serait l'addition de deux cultures, c'est la destruction de ces deux cultures par leur télescopage pour en faire des libéraux américains en survêtements ; c'est-à-dire des sous-prolétaires de bandes ethniques américains. C'est ça que ça donne ! Tu vois très bien Ribéry : c'est pas le génie français millénaire + le génie musulman. C'est Zahia, c'est zéro ! » (8).

Si c'est ça la « sociologie sérieuse  » d'Alain Soral : la boucle est effectivement bouclée avec tes poussées d'urticaire xénophobe déjà contenues dans ton livre « Jusqu'où va-t-on descendre ? - Abécédaire de la bêtise ambiante » (9).

En 2007, ton passage au Front National, sous prétexte « de le changer de l'intérieur  » (sic), m'a confirmé l'absolue dévaluation de ta parole politique. La boutique racialo-souveraino-libérale des Le Pen, père ou fille, n'a jamais constitué à mes yeux une réponse politique sérieuse aux graves difficultés socio-économiques des Français, au racisme institutionnel qu'endurent une partie de tes compatriotes comme à la lutte authentique contre le colonialisme.

Pour autant, je refuse la diabolisation du FN. Aussi antidémocratique qu'inefficace, celle-ci a dédouané à peu de frais ses concurrents politiques. Particulièrement l'UMPS, responsables du bilan catastrophique de ces trente dernières années et qui, peu ou prou, partagent les préceptes racialistes et néolibéraux de l'extrême-droite. Bref, comme feu le sociologue Michel Clouscard et bien d'autres (10), mes convictions sont aux antipodes de celles du Front National.

A l'époque, non content d'instrumentaliser Clouscard (11), tu t'essayais déjà aux prédictions foireuses en annonçant Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles 2007. Plus drôle sera ta lettre ouverte intitulée « Marine m'a tuer  ». Privé de la tête de liste FN en Ile-de-France aux européennes 2009 (mon pauvre Alain : il n'y avait que toi pour croire que les apparatchiks frontistes allaient te « chauffer » la place), tu retrouveras ta clairvoyance en claquant la porte du FN.

Par pur nombrilisme, ta lettre de « rupture » dira ceci : « Le Marinisme social ? C’est un peu comme l’antisionisme PS, le gaullisme UMP… Un montage médiatique, du bidon, je n’y crois pas. Marine, malheureusement, n’est pas Jeanne d’Arc, ni Evita Peron. Tout au plus, dans le dispositif Sarkozy 2012 qui se met doucement en place, avec Besancenot à gauche de la gauche et Marine à droite de la droite, une Rachida Dati de souche !" (12) ...

Tu enfonceras le clou devant la caméra de videodrom.org : « Je n'appellerai aucun français d'origine immigrée (sic) ou issu de la gauche radicale ou de la gauche ouvrière à voter pour des Marinistes, mais je n'appelle pas à voter contre le Front (...) Le Front Mariniste devient une espèce d'agence de communication organisée ou je vois toutes les pratiques un peu sordide, typiques du tertiaire, qui se pratiquent en entreprise et dans les autres mouvements  » (13).

Puis, cette perle - plus d'actualité que jamais ! - que tu te gardes bien de répéter à ceux que tu appelles les « musulmans patriotes » : « Marine a toujours été totalement hostile à Dieudonné. Totalement ! C'est Le Pen père qui a tendu la main à Dieudonné et aime bien les artistes de talent. Avec Marine, c'est l'inverse, il y a une sorte de haine rentrée pour les artistes de talent et les individus réellement indépendants et libres. Ce qui me fait dire qu'elle n'est ni indépendante ni libre. Là, elle a dealé. C'est sûr !  ».

Orfèvre de l'incohérence, tu te réconcilies ensuite avec Marine Le Pen sur les ondes de RMC. Déclarant d'emblée qu'aux européennes 2009 tu voteras pour le FN, « le meilleur parti d'opposition politique en France », tu ajoutes : « J'ai quitté le Front National pour défendre des idées qui sont, par ailleurs, exactement celles que vient de défendre Marine Le Pen à l'antenne et je la soutiens inconditionnellement dans ce combat ! ». Et de conclure l'échange d'un enthousiaste « Je t'embrasse, Marine ! Bon courage à toi et vive le Front National !  » (14). Attendrissant. Mais c'était avant que Dieudonné ne te propose la 5ème place sur sa Liste Antisioniste, présentée aux mêmes élections européennes.

Entre admirer ta gueule sur des affiches électorales et un « soutien inconditionnel » dans l'ombre de Marine Le Pen, le choix sera vite fait. Tandis que Dieudonné se déclare « content que (tu) ai (es) quitté le Front National », comme d'hab', ton autoritarisme, tes aboiements réactionnaires et ton mépris profond pour tout émetteur (et surtout émettrice) de critiques aboutira à te faire détester par la majorité des candidats Antisionistes. Plus consternant : lorsque plusieurs militants de cette liste, en campagne dans le XX ème arrondissement de Paris, se feront agresser par des extrémistes sionistes ; qu'en première ligne ton colistier Yahia Gouasmi prendra des coups ; que Dieudonné se fera temporairement aveugler à la bombe lacrymogène (15), toi ... tu seras à nouveau le premier à détaler ! Abandonnant tes « camarades » en péril pour revenir jouer les « héros » une fois le danger écarté. Sans doute une autre mise en pratique de la « droite des valeurs  » ...

Deux ans plus tard, soit aujourd'hui, tu « demandes pardon » à Marine Le Pen pour ta lettre ouverte de 2009. Faut dire que la patronne est désormais Présidente du FN et créditée de 20% d'intentions de vote aux présidentielles 2012. Quelle bravoure ! « J'ai été un peu immoral et un peu con  » (16), concèdes-tu. Si seulement tu pouvais cesser d'en faire un systématisme.

Rectifions maintenant tes affabulations mégalomanes me concernant. Mon livre « Égalité zéro - Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné  » ne te doit absolument rien. Jusqu'à nouvel ordre lepeniste, tu n'es pas le directeur des Éditions Blanche, notre éditeur commun. Lorsque j'ai transmis mon projet à l'un des deux responsables des Éditions Blanche, ce dernier m'a rapidement fait part de son intérêt et fixé rendez-vous à Paris. Au sortir de l'entretien, enthousiaste, il acceptait de publier mon enquête.

Cependant, contrairement à toi, je vérifie toute assertion quelle que soit la source. Entre l'accord verbal et le contrat signé, mon éditeur aurait pu t'interroger sur l'opportunité de me publier. Et, dans ta grande « bonté désintéressée », tu aurais pu répondre positivement. J'ai appelé notre éditeur ; voici sa réponse : « Ce n'est pas Alain qui nous a mis en contact ou qui aurait poussé à ce que je publie Égalité zéro. C'est idiot de sa part de dire cela parce que ce n'est pas la vérité ».

L'honneur plein la bouche, c'est bien toi qui affirmait face caméra : « Je suis un émotif et j'ai beaucoup de mal à mentir » (17) ? Vrai pour l'émotion ; faux pour le mensonge ! Tu es au contraire un menteur pathologique prêt à toutes les distorsions de réalité pour faire reluire son nombril. Comme le soulignait d'ailleurs ton mentor Jean-Marie Le Pen, qui déclarait récemment que tu n'avais jamais été son conseiller politique ni même l'auteur principal du discours de Valmy (18).

Idem encore concernant tes divagations pleurnichardes selon lesquelles j'aurais « comploté » avec Bricmont, Chichah et Collon pour saboter la promotion bruxelloise de ton dernier livre. Depuis quinze ans, je défends la liberté d'expression et la survie d'un journalisme digne de sa déontologie. Pour couronner ces dernières années, souvent difficiles (19), j'aurais co-organisé ta « censure » ? Il n'y a vraiment que les complotistes névrosés pour avaler ce genre de balivernes ! Prends un calmant et lis ceci : quel que soit le nombre ou l'intensité de nos antagonismes, jamais, je ne porterai atteinte à ta liberté de parole ou à celle de quiconque. La cohérence et la dignité, mon pauvre Alain, ce n'est pas fait pour les chiens !

Ce qui nous conduit à ton injonction qu'aucun sioniste n'a osé me balancer (« Je m'adresse aux Français de confession musulmane. Mukuna, il n'est ni Français ni musulman, donc, comme dirait Dieudonné, tu fermes ta gueule, Mukuna !  »). Misère argumentative du niveau de « J'ai baisé ta femme, Guillon, et c'est pas demain que tu baiseras la mienne ! » (20) ; version xénophobe, le sexisme en moins. Pitoyable. Suis-je le seul à avoir saisi que tu tentes de manipuler les Français musulmans afin qu'ils votent Le Pen aux présidentielles 2012 ? Bien sûr que non.

Si certains se lassent de tes diatribes de pit-bull comme de tes phases de séduction-bidon envers les musulmans (21), d'autres ont fini par saturer et t'offrent le choix des armes. Blanches, évidemment (22). Pour ma part, je me contenterai de rappeler l'un de tes messages, diffusé sur Facebook le 15 mars dernier :

« Comme je le répète depuis des mois avec de plus en plus de crédibilité (sic), le Système oligarchique va essayer de nous coller DSK, président du FMI (re-sic), comme prochain Président de la République française. Et pour être sûr que les Français voteront pour lui, malgré une crise économico- financière qui va encore s’aggraver, le Système veut lui opposer Marine Le Pen au second tour. L’expertise mondialiste face à la menace fasciste !

Je pense donc qu’aider à faire gagner Marine Le Pen est notre seul espoir d’échapper à la dictature mondialiste. Et je pense aussi que Marine Le Pen ne pourra pas gagner sans les voix des Musulmans de France. Le Système le sait aussi, c’est pourquoi il pense que c’est joué d’avance. A Marine Le Pen et aux musulmans de nous surprendre ! Il reste 14 mois pour travailler de part et d’autre à la réconciliation nationale  ».

Au-delà de ta prédiction désopilante sur le « finaliste DSK », digne d'un Paco Rabanne ou d'une Elizabeth Tessier, tu t'es enfermé dans une position intenable. Incarner le rabatteur auprès d'un public souvent hostile au sionisme afin de faire élire une sioniste (23), jouant à fond la « carte dissidente » de l'islamophobie : faut reconnaître que t'as pas peur du ridicule. Et tes récentes contorsions de confusionniste énervé n'y changeront rien.

Enchaînons sur l'autre clivage de fond : le colonialisme. A l'heure où le Président criminel de ton pays et le gouvernement antidémocratique du mien financent avec l'argent public la canonnière coloniale en Libye et en Côte d'Ivoire, il m'est évidemment insupportable d'entendre ta sale musique minimiser ou revisiter les conséquences du colonialisme français.

Loin du « génie millénaire », la France possède une histoire multiple. Révolutionnaire, solidaire et exemplaire mais aussi impériale, profondément raciste et spoliatrice. Tu voudrais que nous, les métis culturels, les afro-européens, oublions la seconde partie de l'énoncé au motif que le « peuple français » n'a eu son mot à dire ou n'aurait pleinement profité de l'exploitation esclavagiste et coloniale (24) ?

Remballe ta camelote de charlatan (25), mon pauvre Alain !

Pratiquer l'angélisme envers « le peuple » est aussi stupide que de vouloir le criminaliser. De la fin de la Traite négrière jusqu'au colonialisme actuel, face aux classes dominantes systématisant l'inhumanité puis l'infériorisation nègre, quatre types de conscience politique ont animé les classes moyennes et populaires : l'aliénation, la collaboration, l'abstention et la contestation.

Qui s'est enrichi et a consommé les millions de tonnes de sucre et de coton produits par l'esclavage négrier de Saint-Domingue (Haïti) ? Qui payait les billets pour se divertir en famille aux zoos humains de Paris ? Qui a massacré les civils nationalistes de Sétif, Guelma et Kherrata comme les tirailleurs sénégalais de Thiaroye qui avaient contribué à vaincre le nazisme ? Qui a bombardé les populations indépendantistes du Cameroun ? Qui « peuplent » les bases militaires françaises imposées à plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest ? Qui profite de l'industrialisation de l'uranium, du cobalt ou du pétrole africains ?

Ignare, arrogant et négrophobe, tu prétends vouloir libérer ta nation de l'impérialisme américano-sioniste mais tu la fermes quand la France trempe dans le génocide rwandais ou écrase dans le sang la souveraineté de la Côte d'Ivoire (26)...

Sur l'autre anticolonialisme, soit l'antisionisme authentique, je n'ai aucune leçon à recevoir d'un type qui, en trente ans de « dissidence », n'a jamais mis un pied en Palestine occupée. Et qui, tel un « Julien Dray inversé » (27), accuse Michel Collon d'une co-responsabilité dans l'assassinat israélien de Rachel Corrie (28). Autrement dit : Rachel Corrie, « c'est l'effet Collon » ? Ou quand l'arrivisme le dispute à l'ignoble.

Renforçant ton statut de gourou d'Egalité et Réconciliation (si personne n'est ton « égal », qui comptes-tu « réconcilier », mon pauvre Alain ?), voilà que tu t'improvises historien des religions. Avec pour nouveau slogan racialiste : « Le sionisme, c'est le judaïsme en actes !  ».

Quel marketing d'avance sur les Fourest, Finkielkraut et autres Zemmour qui n'osent balancer face caméra : « Le terrorisme, c'est l'Islam en actes » ! A force de postures en miroir sur nos adversaires, tu as fini par leur ressembler. En pire. C'est sans doute ce que tu appelles « faire monter le niveau » ...

De Jenine à Ramallah en passant par Naplouse, Bethléem et Jérusalem, je n'ai pas entendu un seul Palestinien soutenir ou même approcher les aberrations puantes que tu déverses. Or, ces personnes endurent dans leur chair le sionisme. Mais elles ne le subordonnent pas au Judaïsme. Leur oppression a toujours été politico-militaire et non religieuse. Pas seulement parce que Chomsky, Chichah et Collon l'estiment, mais parce que le bureau d'Ismaël Haniyeh te le rappelait déjà en 2009, suite à ton mensonge sur le « soutien » du Hamas à la Liste Antisioniste (29) ...

Aux côtés de mes camarades antisionistes, juifs et non-juifs, je m'inspire avec fierté de l’œuvre du regretté Marcel Liebman. A des années-lumières de ta « dialectique » d'afrikaner dépressif, mon compatriote écrivait notamment ceci : « Nous autres qui critiquons et rejetons le sionisme, nous le faisons non par hostilité envers les Juifs, mais bien au contraire, par refus de tout racisme, qu'il soit dirigé contre les Arabes, les Juifs ou contre toute minorité nationale ou ethnique » (30).

Tes éructations ne mènent qu'à l'une des impasses suicidaires du sionisme : la réactivation de l'essentialisme anti-juifs. Foncièrement opposé à toute forme de racisme, tu me trouveras donc sur ta route d'apprenti-sorcier national-socialiste. A plus forte raison lorsque tu comptes y entraîner des afro-européens qui n'ont aucune vocation à jouer les « tirailleurs sénégalais » pour la sioniste Le Pen ou pour tout autre candidat aux présidentielles 2012. A mes yeux, sauf coup de théâtre, aucun des candidats déclarés ne répond concrètement à notre exigence d'égalité citoyenne et d'ascension socioéconomique comme aux luttes d'émancipation de nos parents, frères et sœurs crevant de misère ou sous les bombes en Afrique. Aucun !

D'ailleurs, que dis-tu du dernier « trait de génie footbalistique » de ta cheffe concernant les franco-algériens et Français d'origine algérienne ? Marine Le Pen vient d'inviter les 577 députés de l'Assemblée nationale à légiférer sur l'interdiction de la double nationalité (31). Pas encore aux manettes présidentielles qu'elle réactive la stigmatisation/criminalisation d'une partie de la population française sous l'alarmisme fallacieux d'une « situation potentiellement explosive  » si la France devait « intervenir  » militairement en Algérie...

Comment vas-tu bourrer le mou des patriotes concernés afin qu'ils jettent leurs origines pour se voir enfin considérés comme de « vrais Français » ? Et lorsqu'ils auront contribué à l'élire, ta Marine, ce sera quoi l'étape anti-bougnoules suivante ?

En 2008, Tariq Ramadan résumait déjà l'idyllique programme que Marine Le Pen destine aux métis, noirs et arabes de France, musulmans ou non : « La 'citoyenneté française' qu'elle met en avant est une citoyenneté culturellement monocolore aux relents arrogants et racistes : elle regrette le temps de 'l'assimilation forte' où les Abdallah et les Fatima étaient invités à changer de prénom ! Le seul vrai moyen de lutter contre le racisme et la discrimination : aux Noirs et aux Arabes de se faire Blancs et invisibles et inaudibles ! » (32).

Puisque tu t'es permis de sortir du cadre factuel et de la vérité me concernant, attrape en retour cette lancinante rumeur hautement crédible. Lors d'une discussion privée tournant autour de Dieudonné, en son absence bien sûr, plusieurs témoins t'ont entendu dire ceci : « L'aspect subversif de Dieudonné, c'est son côté blanc  » ...

De deux choses, l'une : soit c'est vrai et mets tes petites couilles sur la table pour confirmer haut et fort. Soit c'est faux et nies de façon convaincante, en soulignant qu'entre autres facteurs, ses origines franco-camerounaises ont aussi fait de Dieudonné cet artiste courageux et subversif. Pas l'une avant l'autre ! Pas l'une sans l'autre ! Étant entendu, mon pauvre Alain, que qui ne dit mot, consent ...

Lâche, menteur, manipulateur, misogyne, raciste ordinaire et querelleur de bacs à sable, mon pauvre Alain, jusqu'où vas-tu descendre ?

Olivier Mukuna


2 “Dieudonné – Entretien à coeur ouvert”, Editions EPO, Anvers, 2004.

4Misères du désir”, Editions Blanche, Paris, 2004

6Egalité zéro – Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné”, Editions Blanche, 2005, p. 20

9 Dans lequel on peut notamment lire à la lettre « F » comme France : « La France qui était un pays latin (système D, farniente, drague ...) devient progressivement, sous la pression du néo-libéralisme (finance transnationale et immigration sauvage), un pays d'Anglo-Saxons névrosés envahi de Maghrébins hostiles  » (Éditions Blanche, Paris, 2002, p.112).

10 Telle ma consoeur Natacha Polony qui, en te contredisant avec brio et pertinence sur France 3, a par ailleurs démontré toute la vacuité injurieuse de tes thèses misogynes (http://www.youtube.com/watch?v=RNLpkMlK1rA&feature=related).

11 A tel point que le sociologue estimera nécessaire la mise au point suivante : “Si je lui ai reconnu et lui reconnais certes du talent, je ne me reconnais par contre pas du tout dans l'exercice qu'il croit bon de faire à présent de ses dons pour poser un statut de penseur. Associer donc d'une manière quelconque nos deux noms s'apparente à un détournement de fonds. Il s'avère qu'Alain Soral croit bon de dériver vers l'extrême droite (campagne pour le FN). Il veut y associer ma personne, y compris en utilisant mes photos à ma totale stupéfaction. Je n'ai en aucun cas autorisé Alain Soral à se prévaloir de mon soutien dans ses menées prolepénistes. Le Pen est aux antipodes de ma pensée.” (http://humanite.fr/node/78732 ).

20 http://www.youtube.com/watch?v=GVFr60AUySI&feature=related
Pour rester dans le “comique qui vieillit mal”, visionne encore cette leçon magistrale d'humilité (aux sous-titres hilarants), judicieusement titrée : “Quand Alain Soral tapinait pour la télé” (http://www.youtube.com/watch?v=misI57fGLOQ&feature=related).

25 “Karl Marx observe que sans le commerce colonial et la traite négrière des XVIè, XVIIè et XVIIIè siècles, il n'y aurait point eu d'industrialisation européenne au XIXè siècle, dont il est contemporain et qu'il analyse avec grande perspicacité dans Le Capital, livre I [...] “C'est bel et bien le développement soutenu de l'économie négrière transatlantique au fil du XVè, XVIè, XVIIè et XVIIIè siècles qui entraîna la démultiplication des capacités productives des nombreux secteurs économiques européens directement impliqués dans ce réseau transcontinental” […] “La commercialisation paneuropéenne et la transformation manufacturière en Europe d'immenses quantités de matière premières africaines et américaines ont très largement contribué à l'expansion des activités industrielles ; beaucoup plus que ne l'aurait jamais permis la seule circulation-transformation des ressources naturelles européennes notoirement rares, ou insuffisantes. Toutes choses que les grands auteurs spécialistes de l'économie capitaliste comme Adam Smith, John Stuart Mill ou Karl Marx ont très clairement observés ; étant contemporains du phénomène” (Histoire des 'Traites Négrières' - Critique afrocentrée d'une négrophobie académique, Klah Popo, Editions Anibwe, Paris, 2010, p. 251, 252 et 312).

26 Ce qui ne m'empêchera pas d'être de bons comptes et de saluer la reprise par le site de E & R d'un de mes papiers sur le sujet (http://www.egaliteetreconciliation.fr/Cote-d-Ivoire-l-hiver-colonial-6159.html). Dans la même veine, j'invite les gérants du site à reprendre l'une des salutaires chroniques de Grégory Protche, n'épargnant ni les colonialistes français ni leurs collabos africains (http://www.youtube.com/watch?v=1wr3hP8IMvU).

27 En 2006, “l'affaire Halimi”, du nom de ce jeune Français juif enlevé, sequestré, torturé et tué par le franco-ivoirien Youssouf Fofana, chef du “gang des barbares”, a conduit le porte-parole du PS de l'époque et militant sioniste, Julien Dray, à oser l'amalgame raciste : “C'est l'effet Dieudonné !
(http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20060223.OBS8118/dray-le-meurtre-d-ilan-c-est-l-effet-dieudonne.html).

29 Au sujet des soutiens à la Liste antisioniste, Alain Soral a écrit dans le bimensuel Flash du 4 juin 2009 : “Carlos, le Hezbollah et le Hamas sont, eux, plutôt pour” … Réponse du bureau de presse d'Ismaël Haniyeh, dirigeant du Hamas à Gaza : “Nous ne connaissons pas ces gens-là. Nous n'avons même pas connaissance de l'existence de cette liste. Nous militons certes contre le sionisme, dont l'objectif est de nous chasser de nos terres, mais nous n'avons jamais accordé notre soutien à cette liste. Nous en profitons d'ailleurs pour réaffirmer que nous ne luttons pas contre les Juifs mais contre l'occupant israélien et contre ceux qui emploient la terreur pour nous transformer en réfugiés » (http://www.alterinfo.net/Le-Hamas-ne-soutient-pas-le-Parti-Antisioniste_a33025.html?com#com_847051).

32 http://www.tariqramadan.com/Les-theses-de-Marine-Le-Pen.html


 ---Quand Olivier Mukuna raconte le vrai Alain Soral---

Paru le 6 novembre 2012 sur Média Libre

Mukuna raconte Soral… Nous ne partageons pas toutes les convictions d’Olivier Mukuna, dont l’antiracisme nous est parfois apparu comme hémiplégique. Il n’en reste pas moins que c’est toujours mieux à nos yeux que le racisme talmudiste de Soral, et qu’humainement, il n’y a pas photo entre le militant de la gauche colloniste (nous n’avons pas dit colonialiste, Olivier…), homme de conviction mais aussi de dialogue et d’écoute, et l’ordure méphistotélicienne qui l’insultait par vidéo interposée. Mais beaucoup moins lorsqu’ils se sont retrouvés face à face à la Main d’Or, aux côtés de Dieudonné. Certains de nos amis qui connaissent l’ordure nous enjoignent de la ménager pour préserver « la dissidence », en dépit du tombereau de calomnie qu’il a déversé et continue de déverser sur tous ceux dont l’allégeance à sa personne n’est pas absolue, ou qui ne lui rapportent pas. C’est bien la préserver, cette « dissidence » pourtant, que de démasquer cet être amoral qui ne vit que de la manipulation, du mensonge, de la calomnie, dont furent tour à tour victimes son ancien bras droit Marc George, Paul-Eric Blanrue, J-E Néaumet, Marc-Edouard Nabe, pour ne citer qu’eux. Eux mais aussi Olivier Mukuna donc, qui a raconté hier sur Facebook comment l’affaire s’était réglée, et qui ce faisant nous apporte un éclairage intéressant sur la personnalité de l’imposteur, et surtout sur la dichotomie entre le personnage et l’homme...


Le témoignage d’Olivier Mukuna, sur Facebook :

« Pour pallier au témoignage inexact et déformé de « Bermok », voici le mien :

Le 15 décembre 2011, suite à une tentative de médiation – initiée par Dieudonné et sans me concerter préalablement -, je me suis retrouvé face à Alain Soral, au milieu de la salle de spectacle du Théâtre de la Main d’Or, vide de tout public … Dieudonné était assis à mes côtés ; son garde du corps, installé à côté de Soral.

1) D’emblée, le gourou s’est permis d’aboyer plusieurs conneries édifiantes à mon encontre. Ceux qui ont pratiqué Soral hors caméras savent parfaitement qu’il est impossible de discuter avec cet autoritaire maladif qui ne respecte aucune des règles élémentaires fondant l’échange sérieux. A plus forte raison, lorsqu’il vous a identifié comme critique envers son discours et ses positionnements … Excédé par sa stupidité insultante, je me suis levé et lui ai dit fermement : « Viens, on va régler ça dehors à l’ancienne ! « . Il n’a pas bougé et s’est tu … J’ai réitéré mon injonction en hurlant ! A nouveau, Soral n’a esquissé le moindre mouvement.

2) Dieudonné m’a alors pris par le bras pour me rasseoir à côté de lui. Son garde du corps s’est momentanément interposé entre Soral et moi, craignant que je ne l’empoigne. Ce que je ne voulais pas commettre dans l’enceinte du Théâtre. Par souci évident de respect envers Dieudonné et d’une partie de son public, encore présente à l’extérieur. Sauf, bien entendu, si Soral avait osé me toucher. Ce qu’il a eu la « bonne idée » de ne pas faire tout au long de notre confrontation.

3) Dieudonné a ensuite imposé un temps de parole à chacun, avec interdiction d’interrompre l’autre. Après que je me sois exprimé – résumant ma lettre ouverte ayant déclenché chez Soral l’envoi, deux semaines durant, d’insultes racistes négrophobes sur mon téléphone et sur son profil FB -, Soral a commencé à parler. Calmement, puis de façon presque inaudible. Soudain, il a fondu en larmes …

4) Comédie stratégique pour éviter une correction méritée ou acte spontané de contrition dû à un trop-plein émotionnel ? Peu importe. Son « comportement » des plus pathétiques a fini d’évacuer ma colère. Autrement dit, ce pauvre type, autoproclamé « dissident » et « entraîneur de boxe », m’a fait pitié. Après cela, l’incident était clos.

5) Nous avons convenu que s’il n’y avait plus d’attaques mensongères et grotesques à mon endroit dans ses vidéos, il n’y aurait plus de réaction publique hostile de ma part contre lui. Larmes séchées, Soral m’a tendu la main pour officialiser le « deal ». J’ai serré sa main, espérant qu’il tiendrait parole. Ce qui s’est confirmé jusqu’à ce jour. Tous les quatre, nous avons ensuite quitté la salle de spectacle pour rejoindre l’assistance encore présente au bar.

Voilà précisément comment notre altercation s’est déroulée et a pris fin. Devant deux témoins : Dieudonné et son garde du corps. Malgré mon injonction déterminée, Soral et moi n’en sommes pas venus aux mains. Ce qui, in fine, demeure préférable : l’opposition, même profonde et virulente, devant s’exprimer au travers du vrai débat contradictoire et pacifique.

Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais pas estimé pertinent ni informatif de relater publiquement cet épisode privé, vieux de près d’un an. Si je reconnais que le photomontage, partagé sur mon mur FB, m’a fait sourire, je constate aussi que se répand une rumeur selon laquelle j’aurais « cassé la gueule d’Alain Soral ». Je suis donc contraint de rétablir, ici, la vérité sur le déroulement de cette altercation.

Ce qui n’enlève rien à mes profonds désaccords et critiques envers l’essentiel du discours manipulatoire de Soral. Critiques développées dans ma lettre ouverte et pour laquelle – un an et demi après sa diffusion – aucun élément d’infos, aucune contre-argumentation sérieuse n’est venu remettre en cause le moindre mot…

Enfin, pour les « durs de comprenure », ça ira peut-être mieux en le réécrivant : le racialisme, la hiérarchisation raciale et le néofascisme à prétention commerciale ne constituent pas des outils de résistance et de subversion politiques. Mais participent à pérenniser la domination criminelle des oligarques du Nouvel Ordre Mondial et de leur myriade d’exécutants opportunistes ».


1 commentaire:

  1. Que penserait Clouscard de notre sociolol aujourd'hui ? Il se retournerait dans sa tombe .

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