lundi 22 avril 2013

Observations sur ce qui se cache (peut-être) derrière Marion Sigaut

Bonjour. L'article qui suit se présente dans sa forme et son style littéraire comme une réponse à André, qui a écrit des commentaires aux précédents articles sur Marion Sigaut (Marion Sigaut et la chasse aux sorcières et Les « pédo-Templiers » : Marion Sigaut emportée par le soralisme ?). C'est le prolongement des réflexions amorcées depuis la parution du second article le 18 avril dernier. Bien qu'il se veut une réponse épistolaire entre l'administrateur/modérateur de la Jérusalem des Terres Froides et le commentateur en question, ce texte est présenté comme un article régulier du site car il intéressera ceux qui ont été interpelés par les deux premiers articles sur "l'historienne-soralienne".

Bien sûr, comme le veut la politique de la maison pour ce genre d'article, il est rédigé à la première personne du singulier et signé du nom de l'auteur.

Merci à vous et bonne lecture

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Mon cher André

Merci pour votre appréciation de mes écrits. Je réfléchi de plus en plus sur le cas de Marion Sigaut et il y a encore des observations à faire remarquer. Je ne m'y connaît pas en littérature mais je crois que vous et "Anonyme Premier" avez probablement raison, Candide sera davantage lu dans un siècle que n'importe quoi de l'historienne.

Première observation : D'habitude chez E&R, on essaye au maximum de présenter en vidéos les conférences qui se sont tenues. Mais avec la nouvelle venue, il me semble qu'elle en fait beaucoup et qu'on n'en voit pas le résultat sur Youtube ou Dailymotion. Je ne me rappelle pas avoir vu la conférence d'Algérie, ni celle sur l'Inquisition. À tout hasard, hypothétiquement, je pose cette question : est-il possible que Marion Sigaut fasse deux genres de conférences, celles devant caméra, destinée pour le ouèbe et les autres, qui reste "entre nous" ? Il est possible que ce soit un manque de moyens de la part d'E&R ces temps-ci qui fait que les vidéos d'Algérie et d'Inquisition ne sont pas encore parus. Il est vrai que tout semble au ralenti dans l'association soralienne actuellement. Il n'empêche que les "pédo-Templiers" ont fissuré ma santé mentale et maintenant je me pose ces drôles de questions.

Seconde observation : Marion Sigaut semble avoir certaines marottes. Pour commencer, les "Lumières" en tant qu'usurpatrices de "l'humanisme catholique". Ensuite les trafics d'enfants; pour le 18ième siècle d'abord mais finalement pour un minimum de 700 ans si la madame croit réellement à ses "pédo-Templiers". Puis Voltaire. Un peu en général les Encyclopédistes comme Diderot mais essentiellement Voltaire. À l'exception de sa conférence sur Louis-Dominique Cartouche et celle sur l'Inquisition, tout le reste des propos de la Sigaut tourne toujours autour de ces trois thèmes : "Lumières" antihumanistes vs. Église Catholique opprimée, trafics d'enfants et Voltaire.

Pourquoi s'acharner spécialement sur Voltaire ? Effectivement, vous avez raison André, on savait depuis un certain temps qu'il n'était pas aussi génial que sa légende l'affirme. Mais l'insistance de la madame en y consacrant ses dernières conférences cache-t-il un autre but ? Se pourrait-il que l'auteur de Candide soit une sorte de "porte déjà enfoncée" pour renverser les mythologies de 1789 à l'avantage de l'Église Catholique ? Marion Sigaut qui insiste sur Voltaire pour faire passer son grand message catholique le plus rapidement possible, une variante de l'opération "sous faux-drapeau" ? Hypothèses et rien de plus mais ça donne certaines idées à savoir comment aborder les prochaines activités de l'historienne.

Troisième observation : Je prend davantage conscience de ce que signifie la préoccupation de Marion Sigaut pour les trafics d'enfants. Dans ses premières vidéos, elle nous a raconté qu'elle avait fait sa grande découverte sur Damien et qu'ensuite, pour être prise au sérieux par rapport à cette découverte, sur le conseil d'une amie, elle a fait son cursus universitaire. Ça donne l'impression qu'elle est allée chercher le diplôme académique uniquement pour protéger par copyright académique sa trouvaille. Je suis toujours dans la stricte hypothèse mais mon questionnement reste légitime.

Maintenant par extension de ma troisième observation, je me pose des questions sur ce qui se passe dans la tête de la madame. Elle était préoccupée par les trafics d'enfants depuis avant l'affaire Dutroux et elle décide comme ça de lire sur le 18ième siècle juste pour voir si elle n'y trouverait pas d'autres affaires du genre ? Et pourquoi spécifiquement le 18ième, moment-charnière dans l'histoire de France ? Se pourrait-il qu'on ait "guidé" Sigaut vers cette démarche ? Je rappellerai que par Bivouac-ID, un site que je considère comme non-fréquentable car farouchement haineux contre l'Islam, j'ai vu que l'écrivaine avait publié un livre sur la situation sud-africaine, à la demande d'une organisation catholique, ouvrage dont à ma connaissance, elle n'a jamais parlé dans ses entrevues sur internet.

Est-il possible que cette personne soit "pilotée", plus ou moins consciemment, par un groupe d'intérêts catholiques ? Paranoïa et conspirationnisme de ma part, je sais, je sais. Mais mes trois observations, elles, elles sont toujours là malgré toutes les attaques ad hominem qu'on puisse me faire.

Marion Sigaut, un apport catholique à E&R ? Un échange de bons procédés entre la représentante d'un groupe d'intérêts religieux et une organisation qui jouit d'une certaine visibilité sur le ouèbe ? Voilà à quoi mène de se dire "historienne" et de ne pas respecter le principe de précaution qui vient avec cette profession. Soudainement, on veut en savoir plus sur la personne pour détecter s'il n'y aurait pas l'existence d'un travers idéologique qui puisse "contaminer" l'ensemble de ses travaux.

Je ne sais trop qu'est-ce que vous en pensez André mais moi, je vais rester très attentif aux prochaines actions de la madame. Déjà, ses leçons d'Histoire, avec l'importance d'aller aux sources, c'est une chance inouïe pour détruire les autres soraliens à la Laïbi et Livernette, comme un coup de judo où on utilise la force de l'adversaire pour le renverser. Mais si mes hypothèses devaient se vérifier et qu'elle devait se trahir, je pense que dans son cas, on pourrait par la même occasion en savoir davantage sur les mécanismes qui font fonctionner des associations comme E&R. À moins bien sûr que le "mystique authentique" la prenne en grippe et décide de s'en débarrasser cavalièrement comme il en est capable de faire. Quoi qu'il en sera, il semble que l'association soralienne soit entrée dans sa phase de décomposition, dans sa décadence et que si Marion Sigaut lui a donnée un sursaut (d'où toutes les conférences en duo), celle-ci aura été trop peu trop tard et n'empêchera pas la désintégration de cette secte "métapolitique".

Sur ce, je vous souhaite à vous André et aux autres lecteurs une bonne journée. Nous nous ré-écrirons bientôt sur cette affaire et le reste du soralisme.

Charles Tremblay

1 commentaire:

  1. Bonsoir Charles,

    Effectivement vos questions sont encore une fois pertinentes. Je pense que c'est sa conversion au catholicisme qui l' a amené à s'intéresser au XVIII, siècle des "ennemis" de la religion, où plus précisément de la "superstition".

    Est-ce un travail de commande ? votre remarque sur son ouvrage concernant l'Afrique du Sud est troublante.

    A suivre.

    André

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