dimanche 26 mai 2013

Marion Sigaut est-elle réellement historienne ?

Le dernier article de la Jérusalem des Terres Froides, Marion Sigaut, historienne : Le petit Coco mourra-t-il à l'ombre des Lumières a eu un succès certain par rapport à la moyenne régulière de visites du site. Et à l'heure où ces lignes sont écrites, il y a quatre commentaires en moins d'une semaine, un record maison comme vous pouvez le constater.

Avec cet engouement et après avoir su quel est le diplôme réel de « l'amie de Soral », il est nécessaire de revenir rapidement sur le sujet. Il y avait un brouillon mais le commentaire d'André permet de présenter le texte avec un genre littéraire qui facilite la rédaction. Donc ce que vous retrouverez ci-dessous est la suite de l'article précédent, à la première personne du singulier, mais également en partie une réponse à André, comme la série d'articles Réponse à un correspondant sur le soralisme.

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Bonjour André. Ravi de votre commentaire étayé, comme à l'habitude. En temps normal, j'aurais été tout-à-fait d'accord avec vous pour ce qui est de la relativité du terme « historien », notamment quant il est appliqué à quelqu'un comme Henri Guillemin (que je qualifierais davantage d'enquêteur-journaliste historique que d'historien proprement dit, ce qui n'enlève rien à sa probité intellectuelle). Mais dans ce cas-ci, pour les raisons que vous allez connaître bientôt, je pense qu'au contraire, il faut faire un suivi très serré des prétentions académiques/universitaires de la madame. Comme je vous l'expliquais dans mes « observations », plus on cherche sur elle, plus c'est opaque et aujourd'hui, avec en main deux de ses livres et connaissant le nom précis du diplôme académique, force est de constater que c'est encore plus opaque. D'autant plus que comme je le disais à mon premier commentateur le 22 mai, il est anormal que j'apprenne cette dernière information par un commentateur anonyme plutôt que par le livre historique lui-même et ce diplôme confirmé rend encore plus grave son dérapage sur les Templiers.

Je poursuis ma réflexion sur Marion Sigaut et ses « pédo-Templiers ». Dans ma critique de Mourir à l’ombre des Lumières, je posais la question sur ses qualifications réelles, qui ne sont pas mentionnées dans les livres du volet historique de son œuvre. Maintenant, je sais qu’elle a un DEA, un Diplôme d’Études Approfondies. Il est évident à son écoute qu’elle a quelques bases fondamentales de la science historique mais en même temps, on sent que c’est fragile. Par exemple, je regarde la vidéo de la conférence d’Algérie. Dans sa présentation personnelle, elle s’explique longuement sur sa collaboration avec les éditions de l’Atelier mais elle est très brève, trop, par rapport à son cursus universitaire. Elle est même très évasive; elle nous dit que pour faire de la recherche, il faut un minimum de « Bac + 5 » et… voilà ! C’est tout, elle ne nous en dit pas plus mais il faut la croire sur parole, elle est historienne, même si cela est fait d’une manière qui ressemble davantage à une personne qui cherche à se défiler que d’un honnête récit de sa qualification académique.

Reprenons le tout depuis le début. « Le petit Coco » vit avec la blessure de son enfance volée. Un jour, elle entend parler des histoires de trafic d’enfants. C’était avant l’affaire Dutroux. Elle nous dit qu’elle s’est toujours intéressée à l’Histoire et que c’est par cet intérêt qu’elle a découvert l’affaire Damiens et l’Hôpital-Général. Personnellement, je pense qu’elle s’intéressait d’abord et avant tout aux trafics d’enfants , qu’elle a regardé les antécédents possibles dans l’Histoire et qu’elle a trouvé quelque chose qui lui a semblé probant dans la France du XVIIIième siècle. Sentant qu’elle avait peut-être trouvé un « filon », sur le conseil d’un tiers, elle va faire des études universitaires pour en quelque sorte « copyrighter » ce qu’elle compte avancer.


Les « livres historiques » de Marion Sigaut ne disent rien de la qualification de leur auteur mais j’ai fini par savoir. « Bac + 5 » correspond à un Diplôme d’Études Approfondies. En équivalent québécois, c’est la maîtrise plus deux années de doctorat. Je comprend mieux maintenant pourquoi  Marion Sigaut n’a jamais parlé de sa soutenance de thèse; elle ne s’est pas rendu jusque là. Donc elle peut toujours se réclamer agressivement d’être historienne sur E&R, Marion Sigaut n’a pas une formation équivalente à la « stalinienne » Annie Lacroix-Riz. Ici je suis en désaccord avec vous André sur le doctorat comme « travail personnel » car pas de soutenance de thèse de doctorat d’État, il y a de fortes de chances que cela signifie pas de jugement par les spécialistes autres que « ceux de la maison ». En fait, il même probable que ce DEA soit la certification la plus haute qu’elle puisse atteindre, le « plafond de verre »; à cause de son obsession pour « les trafics d’enfants qui traversent les siècles et que nuls ne peut arrêter », elle n’est pas éligible à la toute-dernière étape pour être dûment reconnue, elle en est frustrée et depuis, elle est très agressive lorsqu’il y a contestation de son titre. En réaction à « nanabel » qui avait écrit : « En fait, Marion Sigaut n’a aucun diplôme d’historienne, c’est juste un écrivain qui raconte des histoires. Intéressantes, certes, mais des histoires », elle répond :

Si je comprends bien un diplôme qui n’est pas sur Wikipedia n’existe pas. Il est pourtant accroché au-dessus de mon bureau, intitulé : "Diplôme d’études approfondies" (= DEA) grade de Master, Université Paris VII, mention TB. 2005.
Celui qui dira le contraire fera de la diffamation.
Cela signifie, cinq ans d’études après le bac. Et ça m’autorise à me dire historienne, puisque c’est la matière que j’ai étudiée et pour laquelle j’ai fourni deux mémoires validés par mes maîtres.
La totalité des informations que je publie dans ces articles font partie de la somme de tout ce que j’ai engrangé depuis dix ans.
Que cela déplaise ne m’étonne pas. Le savoir se heurtera toujours à la croyance. Mais la haine dont sont capables ceux qui croient m’épatera toujours.


Elle ne tolère pas la moindre remise en cause de ce qu’elle estime être son titre, allant tout-de-suite utiliser le terme de « diffamation ». Elle se justifie par ses deux maîtrises, sauf que deux maîtrises ne valent pas une thèse de doctorat d’État et elle doit fort bien le savoir.

Encore ici, avec ce qui vient d’être cité, on peut de nouveau se poser des questions sur sa compétence réelle. Son affirmation que ses informations sont « ce qu’elle a engrangé depuis dix ans » est un non-argument évident pour quiconque ayant une base en science historique. Le temps passé à la collecte d’informations est important mais il n’est pas en lui-même un signe de qualité. Après tout, on peut très bien avoir accumulé des conneries pendant 10 ans. Et une décennie, c’est davantage de temps que « Bac + 5 ». C’est vrai qu’elle a commencé sa recherche dix-huitièmiste avant ses études mais ça ne veut pas dire que ce qu’elle a « engrangé » pendant ses premières années avait une quelconque valeur. Surtout si elle est davantage fixée sur la démonstration de l’existence de trafics d’enfants que sur un compte-rendu juste et impartial d’un objet historique donné. Comme je l’ai déjà dit dans mon article sur les « pédo-Templiers » : 

S'il y a les historiens "qui ne veulent pas trouver", il y en a d'autres qui sont prêts à trouver à tout prix, quitte même à le fabriquer avec une extrapolation exagérée des documents et toute une série d'allusions foireuses.


Remarquez la formulation de sa revendication d’historienne : « Et cela m’autorise à me dire historienne ». Verrait-on quelqu’un dire « Et cela m’autorise à me dire médecin » ou encore « Et cela m’autorise à me dire ingénieur » ? Ce sont les pairs du métier qui vous reconnaissent un titre et une compétence, pas soi-même.  C’est l’ordre des ingénieurs qui m’assure que l’homme qui a conçu ce pont est compétent, peu importe ce que lui-même dira de son CV. Donc Marion Sigaut s’autorise à dire qu’elle a la même compétence qu’Annie Lacroix-Riz et Robert Muchembled, qui eux ont produit des doctorats d’État, ce qui est beaucoup plus sérieux car ils ont réussi à démontrer quelque chose de nouveau à leurs maîtres et aux autres spécialistes reconnus du domaine. Dans ce même échange où se situe ce mot de Sigaut, « nanabel » revient en affirmant que l’idée que « le titre d’historien n’est pas reconnu professionnellement et repose plutôt sur la reconnaissance par ses pairs » est une connerie. En fait, c’est cette personne qui dit une très grosse connerie car « les pairs de l’historien » ne se limitent pas aux intellos accrédités pour passer à la télévision. Même que les véritables pairs de l’historien de probité ne font pas du tout partie de cette « intelligentsia médiatique ». En réduisant ainsi « les pairs de l’historien » au cirque médiatique, « nanabel » détourne la discussion de façon malhonnête pour faciliter les choses à la « dix-huitièmiste soralienne ».

Terminons pour l’heure ce qui concerne ce commentaire de sa main en remarquant l’énorme attaque ad hominem avec laquelle Marion Sigaut conclue son intervention musclée. Après s’être réclamé de l’autorité du savoir sur la croyance, elle relègue ceux qui ne sont pas « de son autorité par le savoir » à la haine, rien de moins. Il est vrai que les commentateurs d’E&R qui avaient contesté son titre y sont allés de manière pas très subtile mais de là à les reléguer à la « haine », voilà une réaction fort exagérée. Définitivement, ce commentaire de Marion Sigaut qui m’a été envoyé par un sympathique anonyme n’a pas aidé sa cause.

Voilà mon cher André ma réflexion pour le moment à propos de « l'amie de Soral ». Après avoir vu la première demi-heure de sa conférence algérienne, c'est encore plus évident qu'elle est sous le charme d'un love-bombing sectaire quand elle nous dit, depuis son nuage : « vous pouvez pas savoir à quel point je suis heureuse d'être là devant vous ». Mais surtout, je pense de plus en plus qu'elle est dans l'entourage d'une nébuleuse sectaire catholique et que les « trafics d'enfants » servent de climat apocalyptique pour garder les adeptes sous pression, un classique que le gourou Soral connaît bien avec ses « Chroniques d'avant-guerre » et son « je fais dans l'urgence ». Tout comme Marion Sigaut est vulnérable au love-bombing, elle semble également vulnérable à l'épouvante suscitée par les récits de crimes contre les enfants et cela doit probablement être utilisée dans son endoctrinement « la France catholique des vrais, des braves gens » versus « les infâmes Lumières maçonniques capitalistes dont Voltaire est le porte-parole ». Je suis dans l'hypothèse, bien sûr, mais je pense que c'est ici que s'inscrit le dérapage dément de madame sur les Templiers et que cela s'inscrit également dans une offensive catholique pour associer la magie/métapsychique avec les pires crimes concevables, comme on peut le remarquer chez ces fous-furieux proches de Soral que sont Pédopolis et Donde Vamos ?, qui font toujours exprès pour être le moins objectif possible à propos d'Aleister Crowley, la Golden Dawn, le Vaudou, etc.

Dans mon article précédent, j'ai relevé ce commentateur sur Amazon.fr qui affirmait : « Le procédé paraît relever plus d'une opération de propagande politique que d'un véritable travail d'historien s'appuyant sur des sources sérieuses » et je suis bien obligé de considérer que je suis d'accord avec lui. C'est pourquoi je diverge de vous André en ce qui a trait au « mauvais procès » sur le titre d'historienne de madame Sigaut. Comme je vous l'ai dit au début de ce texte, en temps normal j'aurais été entièrement d'accord avec vous mais ici nous tenons probablement l'exception qui confirme la règle.

En conclusion, il y aura sûrement d'autres éléments qui se présenteront pour une réflexion plus précise sur ce qui a poussé Marion Sigaut à accuser les Templiers de trafics d'enfants. Et peut-être avouera-t-elle elle-même qu'elle a commis un impair important devant la caméra de Onnouscachetout. Quoiqu'il en soit, je reste sur le qui-vive. Franchement, ces forces catholiques réactionnaires intégristes qui se font chaque jour plus présentes chez E&R et sur le « ouèbe-dissident » en général ne me disent rien de bon. Je ne crois pas que l'Église catholique soit un obstacle au mondialisme, bien au contraire. Le catholicisme mystique bien compris, oui, mais la hiérarchie romaine de « Franck the first », sûrement pas. Mourir à l'ombre des Lumières est un roman, pas une référence d'histoire et cela est significatif d'une manie chez les soraliens à prendre des oeuvres littéraires comme base scientifique : on se souviendra de Salim Laïbi et son obsession pour le roman de David Yallop en ce qui concerne les évènements de la mort de Jean-Paul premier.

Sur ce, je vous laisse cher André. Nous aurons l'occasion d'échanger à nouveau bientôt et d'ici là, portez-vous bien.

Amicalement vôtre
Charles Tremblay


4 commentaires:

  1. Bonjour Charles,

    j'avoue finalement partager quand même vos soupçons. Et il est parfaitement vrai que chez les soraliens un roman fait souvent œuvre de vérité historique. Il suffit de jeter un coup d'œil dans la librairie d'E&R :

    On nous vend du Douglas Reed journaliste, du Drumont journaliste, du Henry Ford industriel, du Marx sociologue, du Mullins journaliste-essayiste, un Ploncard-d'Assac chirurgien, etc...et bien sûr du Soral. Mais de véritable historien, point.

    Et je crois bien que Sigaut est pour l'instant beaucoup plus romancière qu'historienne. Même Guillemin que je connais bien et qui a fini par me lasser n'est pas exempt de reproche sur ce terrain, sa méthode étant un peu trop basée à mon goût sur des citations de correspondances.

    D'ailleurs je suis allez faire un tour sur le site d'E&R que je n'avais plus consulté depuis un mois, et c'est vraiment consternant. De pire en pire. Une propagande et véritable désinformation effrénée. C'est effrayant à tel point que ça me donne envie de relire des journaux comme Le Monde !

    Amicalement.

    André

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  2. http://www.youtube.com/watch?v=_aMDWkD2OvA

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  3. Bonjour,
    je suis moi aussi d'accord avec le fait que Marion Sigaut n'a pas de doctorat. Et je suis contente d'avoir trouvé l'information sur votre site car cette ambiguité me turlupinait. Mais en France cela ne fait pas de vous un historien ni ne vous empêche de l'être. On peut être historien en sortant de normale sup, avoir passé l'agrégation d'histoire etc; ce qui équivaut à un bac +5. Un master 2 en France fait de vous un "maître" dans votre discipline, un doctorat vous désigne comme docteur c'est à dire "sachant" de votre discipline, c'est le plus haut titre avant celui de professeur qui désigne celui qui a soutenu deux thèses dans la discipline historique. Chaque discipline a ses spécificités. Sigaut a le même niveau d'études et de diplôme qu'un ingénieur français. Je ne connais pas le système québécois mais si notre master 2 équivaut à votre deuxième année de doctorat, c'est un peu inquiétant... pour vous. Chez nous, le doctorat se fait en 3 ans après le master. Ici, chaque année de master est sanctionnée par une soutenance devant un jury de deux ou trois de vos pairs qui jugent votre mémoire, c'est à die votre travail de recherche original et votre méthode de travail. Ce mémoire doit ensuite être déposé dans la bibliothèque universitaire pour consultation libre. Enfin, je ne sais pas si vous êtes historien vous-même, mais en ce cas vous avez du rater le premier cours de première année. Vous qualifiez Guillemin de "journaliste enquêteur", historien veut dire enquêteur en grec. La différence avec un journaliste est que le journaliste écrit dans un journal et peut se permettre de ne pas citer ses sources sous couvert d'anonymat, ce qui est exclut pour un historien digne de ce nom. Je vous renvoie à notre Père fondateur Hérodote et ses Enquêtes qui ne sont pas des fables. Je serais très curieuse de connaître votre méthode de travail si vous reprochez à Guillemin de travailler sur citations. il a pu préférer la correspondance en ce sens qu'elle permet d'approcher plus la pensée des gens plutôt que les documents officiels qu répondent à des normes et sont formatés. Chacun son domaine. Mais on peut se détacher de ses conclusions effectivement, c'est la base de la critique. Ne travaillez-vous pas sur des sources primaires? C'est pourtant la base du métier, la critique des sources et leur examen minutieux plutôt que de répéter ce que d'autres en ont pensé pour vous. Historien ne veut pas dire perroquet, enfin je crois.
    Très cordialement,
    une apprentie historienne française en master 2

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    1. Chère anonyme apprentie-historienne en « master » 2.

      Je reconnais que l'expression « enquêteur-journaliste » n'est pas nécessairement ce qu'il a de plus approprié pour parler d'Henri Guillemin, d'autant plus qu'effectivement, il ne travaillait pas pour un journal. J'ai utilisé cette expression à défaut d'un meilleur au moment où j'ai écrit cet article il y a de ça plus d'un an. Mais encore aujourd'hui, il m'est impossible de qualifier Guillemin d'historien dans le plein sens du terme. Il n'y a qu'à constater la grande variété des sujets qu'il a abordé : Napoléon, Pétain, Tolstoï, Jeanne d'Arc, Trotsky, Staline, etc. À la suite de cette longue série s'étendant sur plusieurs siècles et s'étalant de la France à la Russie, on est en droit de penser qu'il n'a pas travaillé « avec des sources primaires » sur toutes ces questions. Alors le qualifier d'historien au même sens qu'on peut le dire d'Annie Lacroix-Riz ou Robert Muchembled, qui eux ont des objets de travail précis et ne se sont pas promenés entre La Pucelle et la Seconde Guerre Mondiale en passant par la littérature du 19ième siècle, certainement pas. « Enquêteur -journaliste » était une tentative maladroite mais honnête de mieux cerner le travail véritable de ce monsieur que je trouve quand même très respectable. Peut-être « vulgarisateur historique » eut été plus juste. Sans compter qu'il ne travaillait peut-être pas « pour un journal » mais il travaillait malgré tout pour la télévision et les mass-médias, donc l'appellation « journaliste » n'est pas si inapproprié que ça. C'est pourquoi je considère votre remarque selon laquelle j'aurais « manqué le premier cours de la première année » comme nulle et non-avenue, limite attaque ad hominem. Gardez-là pour la soralienne Sigaut, qui avec son dérapage sur les « pédo-Templiers » nous démontre clairement que c'est elle qui a manqué des cours de base de la discipline. Imaginez si elle avait été « ingénieure française »...

      Quand aux différences académiques entre la France et le Québec, la première est que nous, nous utilisons la langue française donc il n'y a pas de « master » mais plutôt « maîtrise ». Et contrairement à vous, je trouve votre système français bien plus inquiétant que le nôtre car ce DEA français « master 2 » permet de se défiler, de se faire passer pour historien accompli sans avoir à s'attaquer au gros du travail du doctorat (manœuvre qui a été tenté par Marion Sigaut, -la plagiaire de Xavier Martin- et par Paul-Éric Blanrue -l'homme du non aux chambres à gaz nazis mais oui à l'Holodomor-), c'est-à-dire une nivellation de la profession d'historien par le bas. Mais bon, une académique française qui vient nous dire que le système de l'Hexagone est mieux que celui du Québec, ce n'est pas nouveau, c'est un grand classique du snobisme français à notre égard (et ensuite les universitaires français qui viennent au Québec se demandent pourquoi ils ne sont pas appréciés !).

      Si c'est pour tenter de me piéger, laissez tomber vos « cordialement ».

      Charles Tremblay

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