jeudi 20 juin 2013

Connerie pontificale sur la magie

Le pape ami de la CIA, « Frank the First », a dit une très grosse connerie qui a été rapportée par l'officine de « sainte » propagande, Radio-Vatican. L'Argentin qui fut plus proche de Pinochet que de la théologie de la libération nous dit que « la prière, ce n'est pas de la magie ». Bien sûr, ce n'est pas nouveau, l'Église catholique a toujours eu cette position hypocrite qui affirme qu'elle ne fait aucune magie, bien qu'il faille impérativement du vin et du pain fait exclusivement d'eau et de froment pour que le Dieu soit présent le dimanche en avant-midi et qu'en plus, il faut absolument une « succession apostolique » pour que le tout soit « valide » (le fait même que l'Église parle de « validité » est déjà une preuve manifeste qu'elle fait dans la magie).

Bien sûr, si « Frank the First » nous dit que la prière et l'ensemble de l'Église, ce n'est pas de la magie, c'est parce qu'il estime que son institution religieuse est au-dessus de tout ce qui existe sur terre. Déjà, s'imaginer que toutes ces étoiles, ces planètes, ces galaxies et toutes les formes de vie qu'on y retrouve existent uniquement pour un homme mort sur une croix il y a deux milles ans et une institution dont le siège est à Rome, le tout sur une planète moyenne qui tourne autour d'une étoile jaune banale dans la banlieue éloignée d'une galaxie comme il y en a des milliers d'autres dans l'Univers, c'est d'une arrogance et d'un intégrisme aussi infini que peut l'être cet univers ou encore la bêtise humaine.

À propos, cet homme d'Église qui bénissait les avions de guerre qui allaient bombarder la Lybie de Kadhafi et assassiner sa famille jusqu'aux petits-enfants, ce n'était pas de la magie ? Non seulement, c'est effectivement de la magie mais en plus, c'est de la magie qui ne va pas dans le bon sens. Magie noire/sorcellerie vous avez dit ?

Pour finir, l'article présenté ici parle de « politeiste » mais probablement qu'il voulait dire « polythéiste ». Remarquons que lorsque l'Église catholique parle de « polythéisme », c'est presque toujours pour attaquer de façon malhonnête d'autres religions comme l'Hindouïsme, le Vaudou ou les religions africaines originelles (qui, comme le savent les gens renseignés, ne sont pas des « polythéismes », il y a toujours dans ces religions un être suprême, créateur du monde et seule véritable divinité auquel les devas, loas ou orishas lui sont inféodés, comme les anges dans la religion de « Frank »). Il en est de même quand l'Église catholique utilise le mot « syncrétisme », qui n'est toujours qu'un mot-valise facile pour tenter de discréditer ces courants religieux que la papauté et ses évêques veulent « tasser du chemin » sous prétexte « d'évangélisation » (en vérité, de prosélytisme), comme quand cette même institution utilise le mot « superstition ».


--- "La prière, ce n'est pas de la magie"---

Paru sur le site en français de Radio-Vatican le 20 juin 2013
 
La prière n’est pas une chose magique, on ne fait pas de la magie avec la prière”. Une phrase parmi tant d’autres de l’homélie du Pape François jeudi matin durant la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican. Le Pape a tenu à parler de la prière du « Notre-Père ». « Jésus, soulignait le Pape, nous donne un conseil pour prier : ne pas gaspiller les paroles, ne pas faire de bruit, le bruit de la mondanité, les bruits de la vanité et il a fait comprendre que la prière n’est pas une chose magique, on ne fait pas de magie avec la prière ».

« Mais suis-je en train de prier ? le Dieu tout puissant ? trop lointain, a souligné le Pape. « Je ne le sens pas. Jésus non plus ne le sentait pas. Qui suis-je en train de prier? Le Dieu cosmique? Un peu habituel, à cette époque, non? Cette mode politeiste qui arrive avec cette culture light…toi tu dois prier le Père! C’est une parole forte “Père”. Tu dois prier celui qui t’a généré, qui t’a donné la vie, à toi. Non pas à tous : à tous c’est trop anonyme ».

Le Pape a de nouveau souligné qu’on ne pouvait prier en ayant des ennemis dans le coeur. Et d’ajouter : « Père, moi je ne peux dire Père, cela m’est impossible ». « Je ne peux dire Notre, parce que un tel et un tel m’ont fait ceci ou cela. Et donc ce n’est pas possible » « Ils doivent finir en enfer non ? Ils ne sont pas mes amis ». « C’est vrai, ce n’est pas facile » a ajouté le Pape. « Mais Jésus nous a promis l’Esprit Saint : c’est Lui qui nous enseigne, de l’intérieur, du cœur, comment dire « Père » et comment dire « Notre ».

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