vendredi 17 janvier 2014

Agnès « Hitler » Soral se distancie de son frère Alain

Deux petits articles, peut être plus importants qu'ils ne semblent à prime abord, viennent de paraître sur Alain Soral. Sa soeur, l'actrice Agnès Soral, celle qui avait dit que notre « mystique authentique » avait l'art de « dire intelligemment des choses très connes », s'exprime sur celui-ci dans la tourmente actuelle entre l'État français et Dieudonné.

Elle indique clairement un détachement entre elle et son frangin et elle n'y va pas de main morte sur ce qu'elle estime être les motivations profondes de notre concerné : « Mon frère Alain est prêt à tout pour être célèbre ». Bien sûr, les soraliens rétorqueront qu'elle tente de préserver sa carrière dans le cinéma de « l'oligarchique impériale bankster trotsko-satanico-vétéro-testamentaire » et il y a là une part de vérité. Il n'empêche qu'il y a de fortes chances pour qu'Agnès Bonnet de Soral en ait de bonnes à raconter sur l'enfance/adolescence du « mec qui serait prêt à prendre une balle pour Mathias Cardet ». Qui sait, il s'est peut-être déjà bien mal comporté avec elle.

Mais le plus cocasse dans ce « Société » du Nouvel Observateur, résumé dans la petite chronique « People » de 20 minutes.fr, c'est la demande de justification sur la présence de madame par le gouvernement vénézuélien EN RAISON DES ACTIVITÉS POLITIQUES DU FRÈRE. Alors que le « philosophe boxeur » s'est toujours réclamé « chaviste » (le bolivarien est toujours présent en profil dans le coin haut-gauche du site Égalité et Réconciliation), il semble que outre-Atlantique, on ne lui rende pas la pareille. L'opposition sérieuse au soralisme se souvient qu'à la mort d'Hugo Chavez, voulant profiter de la « manne » d'un décès célèbre, le gourou soralien avait remplacé sa face de « philosophe mystique visionnaire » en haut à droite du site par l'homme d'État sud-américain, en régalia avec ses trois couleurs à l'épaule et en-dessous (mais visible), sa chaîne franc-maçonnique... On se souvient qu'alors, Dieudonné avait organisé un évènement commémoratif dans son théâtre, une occasion inespérée pour vendre de la « kontre-kulture » et de la « quenelle en haute-mer » (pourquoi pas un pinard « Sanguisterrae » pendant qu'on y est !).

Voilà une bonne nouvelle que de voir que le gouvernement vénézuélien est sur ses gardes par rapport au soralisme. Madame Soral conclue que « le pire, c'est que son frère sera ravi d'apprendre que sa notoriété dépasse les frontières » mais l'auteur de ces lignes n'en est pas aussi sûr. C'est que la tête dirigeante de « Prenons le maquis » ne peut réellement se permettre une désapprobation des gouvernements vénézuélien, russe ou cubain. On peut imaginer dans quelle profonde dissonance cognitive serait plongé les soraliens si l'un ou plusieurs de ces gouvernements se distanciaient ouvertement de la calamité « égalitaire et réconciliationiste ».

En conclusion, laissons à Agnès Bonnet de Soral son affirmation selon laquelle son frère Alain aurait repris le « pseudonyme » Soral. Quoiqu'on se souvient qu'à son son époque « bobo télévisuel », devant Yolaine de la Bigne, notre chroniqueur de mode insistait pour « Alain DE Soral », pour que ça sonne aristocratique comme le vampire Ploncard avec son « d'Assac ». Pour le reste, les histoires d' « extrême-droite » et d' « antisémitisme » sont bien sûr des conneries de massmédias mondialistes. Il est vrai que « AS » est un crétin d'holodomoriste (tout comme ce gros con de « musulman zététicien » à Blanrue qui s'imagine être historien parce qu'il a le même DEA que la Sigaut et qu'il déjà écrit dans la revue férocement mondialiste Historia) mais il n'empêche qu'il est essentiellement un opportuniste-carriériste achevé, d'où ses orientations politiques « go like the wind blow » (une citation en anglais ? Le responsable de ce site serait-il atteint du « syndrome Richard Martineau » ? Espérons que non ! Mais ça se soigne avec une bonne dose de franchise à la Vergès).


---Agnès Soral : « Vous auriez envie de vous appeler Agnès Hitler ? »---


Propos recueillis par Anthime Verdier
Paru dans le Nouvel Observateur à sa chronique Société
Le 16 janvier 2014 

Agnès Soral ne partage rien avec son frère, Alain... sauf son nom de famille. La comédienne et sœur du polémiste Alain Soral exprime son ras-le-bol d'entendre son nom raisonner de plus en plus comme l'appellation d'une idéologie d'extrême-droite. Interview.

Vous tenez à réhabiliter votre nom, pourquoi ?

- Je ne côtoie plus mon frère depuis des années et par Alain, le nom "Soral" est en train de devenir un adjectif qualificatif pour désigner la haine et une idéologie que je ne partage pas. Je ne peux pas l'accepter ! J'aimerais donc que par respect de mon existence dans les médias depuis quarante ans en tant qu'"Agnès Soral" et de mes engagements humanistes, les gens et les journalistes aient la délicatesse et s'appliquent à systématiquement mettre le prénom d'Alain pour éviter l'amalgame qui m'est préjudiciable professionnellement et dans ma vie. Symboliquement, on me tue !

Pour info, Soral est aussi une commune suisse et un village  du canton de Genève ! Le terme "soralien" désigne en réalité les habitants de cette commune et non, comme on le dit sur le web et dans la presse, les adeptes des idées de mon frère que l'on nomme "les idées soraliennes". En plus de moi, on insulte des gens d'une commune tranquille. Je me permets donc de préciser ce point. 

En 1991, le pseudonyme de mon frère était ABS... Il souffrait de ne pas être connu et m'a demandé de l'aider pour vendre ses premiers livres qui n'avaient, à l'époque, rien de subversif. J'étais connue, j'avais déjà un nom, il ne lui restait qu'à se faire un prénom. Il est devenu Alain Soral. Mon nom à l'origine était Bonnet, originaire de Soral. Ce qui a donné le nom d'usage "Bonnet de Soral", que portent les papiers de mon frère.  Depuis 1976, pour le film "un moment d'égarement", de Claude Berri, "Agnès Soral" est devenu mon pseudo. Et on m'appelait souvent sans mon prénom et mon frère le sait. C'est vers 1990 que j'ai fait des démarches pour que, avec la loi Germinal, mes papiers d'identité soient au nom d'Agnès Soral

Une autre précision, notre grand-père ne s'appelait pas Solal qui a été changé en Soral comme le prétend mon frère dans une vidéo en ligne. Il y ment avec aplomb. Et cela montre qu'Alain est prêt à dire n'importe quoi pourvu que ça mousse. 

Pourquoi vouloir préciser cela ? Votre nom devient-il un handicap ? 

- Vous auriez envie de vous appeler Agnès Hitler ? J'ai un projet de documentaire-fiction au Venezuela. Mais je viens de recevoir une lettre du producteur qui me demande de justifier ma présence sur le film. L'ambassade de France là-bas a répondu que les autorités refusent de me donner l'autorisation... 

Je vous cite un extrait du mail du producteur français : "Suite à l'actualité intense de ces derniers jours concernant le soi-disant spectacle de Dieudonné et les propos engagés et négationnistes de ton frère Alain Soral, le gouvernement vénézuélien nous demande de justifier ta présence dans le film. En effet, il ne souhaite pas assimiler le nom de Soral à l'existence d'un film qu'il soutient et qui mettra notamment en avant les spécificités culturelles du Venezuela avec des propos d'une personne dont il réfute totalement l'existence."

Heureusement, le producteur me soutient auprès de l'ambassade de France là-bas. Mais le pire dans cette histoire, c'est que mon frère sera ravi d'apprendre que sa notoriété dépasse les frontières. 

Comment expliquez-vous que votre frère soit devenu aussi connu ? 

- Par l'outil du Web, par sa provocation dans ses vidéos et son acharnement à y arriver. Il est prêt à tout pour être célèbre. Même à provoquer le chaos. Il est intelligent, il a un talent d'orateur. Et je crois que refuser de le recevoir dans les médias et à la télé a eu un effet contre-productif. Peu à peu, il a construit sur la toile un discours de plus en plus radical. On aurait dû lui opposer des intellectuels ou des spécialistes, et des sages. Il a pu dire en vidéo ce qu'il voulait sans détracteur en face, ou peu. 

Il a une bonne dialectique... C'est dommage qu'il ne soit pas avocat, car il défend souvent l'indéfendable. Actuellement, il gâche son talent car il a aussi des qualités. Et la griserie du succès et sa vanité ne vont pas arranger la situation.

Appeler une association "Egalité et Réconciliation" pour tenir des discours haineux, je trouve ça tristement risible... C'est d'un cynisme ! Il a même eu le mauvais goût de faire une "quenelle à Berlin", au mémorial de la Shoah juste pour faire le buzz ! Et gagner sa petite compète avec Dieudo. 

Ce problème, vous ne pouvez pas simplement lui en parler ? 

- On ne se voit plus depuis des années et il a changé de portable. C'est pour cela que je suis sortie de ma réserve car il déconne. Il divise le peuple de la communauté française. Ce n'est pas constructif et il fait du mal à la France. J'espère qu'il va se calmer.


---Agnès Soral : « Mon frère Alain est prêt à tout pour être célèbre »---


Par « J.M. »
Paru dans 20 minutes.fr à sa chronique People
Le 16 janvier 2014

PEOPLE - L'actrice demande qu'on n'utilise plus seulement le nom Soral pour désigner son frère...

« Il est prêt à tout pour être célèbre », déclare Agnès Soral au sujet de son frère. Mais dans une interview au Nouvel Observateur, la comédienne Agnès Soral prend complètement ses distances avec son frère, Alain Soral, essayiste d’extrême-droite et proche de Dieudonné M’bala M’bala, accusé d’antisémitisme. Au site de l’hebdomadaire, elle explique qu’elle «ne côtoie plus son frère depuis des années». Et demande désormais aux journalistes de ne plus seulement écrire le nom Soral pour désigner son frère, afin « d’éviter l’amalgame », qui lui est « préjudiciable professionnellement et dans [sa] vie ».

Au civil, Agnès Soral, qui a atteint la reconnaissance du grand public pour son rôle dans le film Tchao Pantin (1983), s’appelle Agnès Bonnet. Elle explique au Nouvel Observateur que son frère « souffrait de ne pas être connu » et qu’après 1991, il a pris le pseudonyme de sa sœur.

Cette clarification de l’actrice de 53 ans a été motivée suite à son « projet de documentaire-fiction Venezuela ». Son producteur français lui a indiqué dans une lettre: « Suite à l’actualité intense de ces derniers jours concernant le soi-disant spectacle de Dieudonné et les propos engagés et négationnistes de ton frère Alain Soral, le gouvernement vénézuélien nous demande de justifier ta présence dans le film. » Agnès Soral ajoute: « Le pire dans cette histoire, c'est que mon frère sera ravi d'apprendre que sa notoriété dépasse les frontières. »

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