vendredi 7 février 2014

Le président indonésien et la sorcellerie

Voici un article paru sur le site évangélique suisse Bonne Nouvelle sur l'actuel président indonésien où celui-ci affirme qu'il croit à la sorcellerie. Outre le fait qu'il est repris ici car c'est le genre d'article qui intéresse en général la Jérusalem des Terres Froides, il est présenté également car il souligne la peur superstitieuse des musulmans envers la magie, voire une véritable phobie névrotique, levier qui est beaucoup utilisé par le soralisme pour ses propres actions de manipulation contre la communauté musulmane de France.

Il est à noter que le titre de l'article est « Le président indonésien croit la sorcellerie » mais il s'agit probablement d'une erreur car à la lecture de l'article, ce serait plutôt « Le président indonésien croit À la sorcellerie ». Pour le reste, espérons que le gouvernement indonésien sera assez sage et avisé pour éviter d'instaurer des lois « anti-sorcellerie » comme on peut en voir dans certaines régions de la planète.

Pour finir, il est dit dans l'article que même les plus hauts dirigeants de l'Indonésie consultent des devins mais rappelons que ce phénomène ne se limite pas au Tiers-Monde. On se souvient au Canada de Mackenzie King et ses « tables tournantes », aux États-Unis Ronald Reagan et sa « sorcière » ou encore François Mitterand en France avec son « astrologue » Élisabeth Teissier. Même Staline avait son « devin » en la personne de Wolf Messing.


---Le président indonésien croit la sorcellerie---


Paru sur Bonne Nouvelle
Le 6 février 2014

Le président indonésien Yudhoyono reconnaît publiquement qu'il croit à la sorcellerie. Il raconte son expérience dans ses mémoires. L'islam prohibe la sorcellerie, mais la pratique est très répandue. selon une étude de 2012, 69% des musulmans indonésiens croient que la sorcellerie existe.

Dans un livre, le président Yudhoyono raconte l'expérience de magie noire que sa famille a vécue. Bien que l'islam prohibe la sorcellerie, plus de deux tiers de musulmans soudanais croient à la magie noire. Entre réunion refusée et proposition d'une loi anti sorcellerie, cette croyance n'est pas sans impact politique.

Susilo Bambang Yudhoyono est probablement le premier président indonésien à reconnaître publiquement qu'il croit à la sorcellerie. Dans des mémoires publiés récemment, il raconte une expérience de la magie noire digne d'un «film d'horreur», qu'il a vécue chez lui.

«Tout à coup, mon épouse s'est mise à hurler», écrit le président Yudhoyono dans son livre de 900 pages, intitulé Selalu Ada Pilihan (Il y a toujours le choix). «Une épaisse nuée noire planait au plafond, cherchant à pénétrer dans ma chambre. Alors, j'ai demandé à tout le monde de prier pour qu'Allah nous vienne en aide. J'ai fermé la porte de ma chambre en laissant les autres grand ouvertes. Les tourbillons de nuages ont fini par quitter ma maison.»

Croyance très répandue

L'islam prohibe la sorcellerie. Cependant, la pratique est très répandue en Indonésie, pays comptant la plus grande population musulmane au monde. Dans une étude de 2012, le Forum Pew avait révélé que 69% des musulmans d'Indonésie croient que la sorcellerie existe.

«En Indonésie, beaucoup de gens, y compris parmi les plus hauts dirigeants, consultent les devins pour leur carrière, leur fortune et leur mariage», explique Endy Bayuni, rédacteur principal au Jakarta Post. 

Cependant, le fait qu'un président l'évoque publiquement est sans précédent, a ajouté Endy Bayuni. Le second et dernier mandat présidentiel de Susilo Bambang Yudhoyono arrive à son terme cette année.

Palais présidentiel hanté 

Le président Yudhoyono vit dans sa résidence privée et non pas au palais présidentiel, un édifice du XIXe siècle situé à Jakarta, qui est considéré comme hanté, indique Endy Bayuni. Seuls deux présidents, Sukarno (1945-1965) et Abdurrahman Wahid (1999-2001), en avaient fait leur résidence.

En septembre 2010, le président Yudhoyono avait décliné une réunion entre les États-Unis et l'Association des nations de l'Asie du Sud-est organisé en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, en partie à cause de «rumeurs de sorcellerie endémique au palais», selon une dépêche de WikiLeaks. 

Seulement une menace

Le président Yudhoyono croit à la sorcellerie, mais peut-être uniquement comme menace. L'an dernier, son gouvernement a proposé des amendements au Code pénal de 1918, notamment une clause stipulant que le recours à la magie noire pour causer «la maladie, la mort ou la souffrance mentale ou physique d'une personne» constitue un délit passible d'une peine d'emprisonnement de cinq ans ou d'une amende de 22'700 euros.

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