mercredi 9 avril 2014

Nouvelle connerie massmédiatique contre Peaches Geldof

Nous avons ici un article d'une journalope belge qui reprend les mêmes conneries sur Peaches Geldof que ses « collègues » anglophones, à un tel point qu'on peut se demander si elle n'a pas tout simplement pigé parmi parmi les articles qui ont été présentés à titre d'exemple dans notre série-maison Aleister Crowley, Peaches Geldof et « l'élite satanique »  (1, 2 et 3). Votre serviteur s'est exprimé sur ce qui signifie réellement l'expression « Ordo Templi Orientis » (dont Crowley n'est pas le fondateur, l'O.T.O. historique a été fondé par Theodor Reuss). Pour ce qui est des « moeurs sexuelles déviantes », considérant ce que fait déjà l'ensemble des massmédias auxquelles travaille madame Delvaux pour la déviation et la commercialisation des moeurs sexuelles, l'auteur de ces lignes se demande réellement ce qu'une journalope peut bien avoir en tête lorsqu'elle utilise une telle expression. Reste Ron Hubbard et son histoire personnelle avec la magie qui n'avait pas encore été abordé par la Jérusalem des Terres Froides.

Votre serviteur savait déjà que les protestants évangéliques intégristes états-uniens font tout pour associer Hubbard à Crowley. Il a constaté que cette mouvance arrive en France lorsqu'il a vu les commentaires accompagnant la page d'Égalité et Réconciliation qui reprend la révélation du Réseau Voltaire sur la « démarche dianétique » de Yatseniouk l'Ukrainien. Les gogos zozotériques soraliens y vont des trucs les plus abracadabrants comme « Hubbard disciple personnel de Crowley », affirmation sans fondement mais qu'il est toujours de bon ton pour se dire « anti-satanique » au sein de la « dissidence » (sans compter que dès qu'il s'agit du spirituel, c'est facile, cette « dissidence » n'a jamais à se justifier par des faits). Rappelons que l'écrivain de science-fiction avait été pendant un temps le compagnon de Jack Parsons, scientifique états-unien de renom et grand dévôt pour tout ce qui relève de l'ésotérisme, de la magie et de l'alchimie. C'est en compagnie de Parsons qu'Hubbard a fait ses expériences occultes, pas avec Crowley. Même qu'apparemment, Crowley aurait écrit dans une lettre que Parsons montrait tous les signes de quelqu'un qui se fait faire une arnaque caractérisée (Hubbard s'est sauvé avec l'argent, le bateau et la femme de Parsons).

Contrairement aux zozotériques soraliens qui prétendent tout savoir, le responsable de la Jérusalem des Terres Froides reconnaît qu'il ne s'y connaît pas beaucoup sur la question d'Hubbard/Parsons et qu'il a été prit de court par le décès soudain de la jeune Peaches. Il y a Édouard Brasey qui raconte cette histoire dans son Enquête sur l'existence des anges rebelles (J'ai Lu, p.305-316) mais il faut toujours rester très prudent avec cet auteur car il est sensationnaliste et très naïf (comme quand il prend pour argent comptant les récits d' « Amado »). Il existe un livre portant sur Jack Parsons, Sex and Rockets : The Occult World of Jack Parsons (Feral House, USA, 2005), qui contient probablement des informations intéressantes mais il ne fait pas partie du fond documentaire de la JTF. Il est dit que Parsons et Hubbard ont pratiqués des rites magiques en compagnie de l'artiste Marjorie Cameron, et il existe un livre abordant ce sujet : Wormwood Star : The Magickal Life of Majorie Cameron (Mandrake, 2011). Là aussi, il doit y avoir quelques éléments pertinents, bien qu'il manque également au fond pourtant imposant de la documentation de la JTF.

Un point peut toujours être éclairci ici, à savoir que non, la Scientologie n'est pas un dérivé de la Thelema de Crowley (tout embrigadement sectaire vous empêchera la réalisation du Grand Oeuvre alchimique). Il faut comprendre que lorsque Hubbard s'est lancé dans le business spirituel, il n'a pas fondé une église dite « de scientologie », il a lancé sur le marché une sorte de psychothérapie auto-administrée, la dianétique, présentée comme « la science du mental ». Elle était basée sur des concepts de psychologie comme les « engrammes » et c'est sa prétention scientifique qui a valu à son auteur ses démêlés avec l'association des psychiatres états-uniens. Pour se mettre hors de portée, il s'est protégé en se déclarant religion, et c'est là qu'est apparu l' « Église de Scientologie ». Si Hubbard avait lancé sa « science du mental » en se basant sur la magie de Crowley et Parsons, il n'aurait jamais eu de problèmes avec la psychiatrie états-unienne. Et dans le symbolisme et la Weltanshauung de la Golden Dawn et de Crowley, il n'y a rien qui puisse correspondre aux histoires de « tétans » (opérants ou non), de l'humanité qui descendrait des palourdes, de désintoxications à base exclusivement de saunas et de vitamines et d'empereur galactique du nom de Xenu ayant balancé les excédents de population de son empire dans les volcans d'Hawaï...


---La fascination de Peaches Geldof pour un culte libertin---

Paru sur 7 sur 7
Le 9 avril 2014 



Scientologue convaincue, la jeune femme de 25 ans s'était également rapprochée d'une secte mystérieuse et libertine avant sa mort. Une fascination pour l'occulte qui inquiétait sa famille.

Peaches Geldof avait confirmé en 2009 son appartenance à l'Église de Scientologie, rappelle le site de Pure People. "Je pense que j'étais perdue et je ne savais pas quel chemin choisir, j'avais besoin d'un chemin spirituel. J'y ai beaucoup réfléchi et je me suis intéressée à différentes choses. Avant, je n'avais foi en rien et il m'a toujours manqué ce quelque chose. Au final, il s'agit juste de faire de nous des meilleures personnes", expliquait la it-girl britannique, retrouvée morte lundi après-midi. Un décès soudain et toujours inexpliqué en attendant les résultats de l'autopsie.

Il y a trois semaines, la jeune femme de 25 ans avait posté sur Instagram une photo de sa bibliothèque, remplie d'ouvrages écrits par un certain Aleister Crowley, un personnage très controversé qui se surnommait lui-même "La Grande Bête 666", mort en 1947. Fondateur du culte Ordo Templi Orientis, il est surtout connu pour sa forte consommation de drogues et ses moeurs sexuelles déviantes. La passion de Peaches pour ce "bel auteur et penseur" était telle qu'elle avait fait tatouer les initiales OTO dans un coeur sur son avant-bras.

En réponse aux critiques des internautes suite à la publication de sa photo le 16 mars, Peaches avait pris la défense du gourou libertin, dont la légende raconte qu'il buvait du sang et organisait des orgies sous opium et héroïne. "La presse n'a raconté que des mensonges à son sujet. Il n'était ni sataniste, ni nazi, ni raciste, simplement subversif. Son travail au sein de l'OTO a fait des miracles, c'était un bel auteur et penseur, ainsi qu'un médecin magique."

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