jeudi 24 mars 2016

Études dissidentologiques 1 : Trollitudes sur Amazon.fr et profession de foi guénolâtre de Laurent Glauzy


Bonjour à tous. Votre serviteur le responsable de ce blog voulait donner une réponse détaillée aux dissidentologues actifs Un gars lambda et Ibrahim Nobel sur les dossiers de l'invité-mystère en Iran et de « Nourrir sa foi » (l'enchevêtrement entre la « dissidence », l'ésotérisme et le « new age ») et en introduction présenter ses propres découvertes. Cependant, la rédaction de cette dernière a été suffisamment longue pour justifier à elle seule un article, le premier d'une série qui s'intitulera « études dissidentologiques ». Des découvertes, remarques, observations et réponses sur plusieurs dossiers de la discipline pourront être rapporté dans chaque édition de ces « études ». Aujourd'hui : Salim Laïbi et Laurent Glauzy, trolls d'Amazon et profession de foi guénolâtre de Laurent Glauzy.

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Putain, je me retrouve encore à écrire sur Salim Laïbi. Je me dis toujours que je devrais définitivement décrocher, me désabonner et ne plus écouter les vidéos d'Un Gars Lambda et d'Ibrahim Nobel, ne plus lire les commentaires sous les vidéos parlant de magie, ne plus m'intéresser aux histoires de décryptages ésotériques de la culture populaire, mais voilà que j'y reviens. Il y a eu du nouveau dans l'actualité dissidentologique et ça touche précisément le seul intérêt qui me reste dans ce domaine, à savoir la guerre anti-spiritualités authentiques mené par l'ensemble de la « dissidence », autant par les soraliens que les laïbiens. Ces derniers éléments qui s'ajoutent au dossier m'amène à écrire ce qui s'avère être à la fois une suite aux articles Sur la « dissidence d'État » et d'éventuels « réseaux guénoniens » ; réponse à Un gars lambda et Ibrahim Nobel et À propos de la Crowley-o-scopie que publie actuellement Salim Laïbi ; suite des réflexions livrées à Un gars lambda et Ibrahim Nobel, ainsi qu'une réponse à trois des dernières vidéos de l'artiste et le scientifique dissidentologues, Un gars lambda est un agent de propagande ! méfiez vous, L'invité et le mystère et New Age + Islam + Dissidence = NOURRI SA FOI ?

Si vous vous rappelez de mon article sur la Crowley-o-scopie, je vous avais mentionné que j'avais eu une confrontation avec un certain Violet Sign sur les forums des vidéos d'Un Gars Lambda. Le compte de cet intervenant n'existe plus mais si vous allez à la page de la vidéo de Philippe Pissier et Stephan Hoebeek, vous en trouverez une trace. Celui-ci avait pris la peine de m'envoyer un message personnel pour me menacer de publier « l'extrait sur les sacrifices d'enfants » de la traduction de Crowley par Pissier. Il m'avait proposé de m'en envoyer un PDF ou un imprimé. Or, au moment de la rédaction de ma réflexion sur la Crowley-o-scopie, Laïbi n'avait pas publié la quatrième partie. Dans celle-ci, la libre panse présente le bouquin de Pissier et il en montre un extrait scanné de 16 lignes dont deux encadrés en rouge. Scientifiquement, ce n'est pas une preuve mais personnellement, bien que je m'en doutais déjà, ça me confirme davantage l'impression que Violet Sign n'était qu'un autre des multiples pseudos utilisé par l'ex-lieutenant de Soral pour troller. Ce qui fait que jusqu'à présent, je l'ai débusqué sous quatre pseudos différents : Rico, prphl65, Violet Sign et Vega Vogue. Mais dans le fond, rien de surprenant, Laurent James nous avait raconté dans une de ses vidéos à charge que Laïbi avait déjà trollé en se faisant passer pour une femme.

J'ai dit que je l'ai débusqué derrière quatre pseudonymes différents mais en fait ce serait plutôt cinq, voire même six. Car je suis allé voir la page Amazon.fr du livre de Charles Novak sur Jacob Frank. À mon avis, le commentateur Lunof qui a donné une étoile au livre et qui a écrit ceci :

Livre fort équivoque et ambigu. Les détails historiques semblent vrais mais l'interprétation demeure à mon sens subtilement orientée et subjective. Quelle idéologie défend l'auteur???

est encore une foi notre bon docteur marseillais. Il n'y a qu'à voir l'ensemble de ses commentaires, avec son « à lire de TOUTE URGENCE » à Claire Séverac, pour s'en rendre compte. Je dis Laïbi mais ce serait tout aussi bien Glauzy, à ce niveau les deux sont interchangeables et il est plus que probable qu'ils travaillent de concert lors de leurs trollitudes zozotériques sur le ouèbe. À la suite de ce commentaire sur le travail de Novak se trouve au moment où j'écris ces lignes 6 réactions. La première est celle d'un certain QSV qui écrit ceci :

bonsoir je viens de voir un interview de l'auteur et il ma paru cruellement hypocrite donc votre commentaire me semble plus que judicieux la thèse défendu par l'auteur n'est pas sans parti pris

Comme Lunof précédemment, si on regarde l'ensemble des commentaires de ce QSV, à ses remarques sur ses lectures comme La Divine Comédie, Faust et surtout William Guy Carr et Paul Copin-Albancelli, avec le vocabulaire utilisé, il est facile d'y reconnaître la libre panse. Et si dans le cas de Lunof j'ai dit que ce pouvait être Laïbi ou Glauzy, dans ce second cas, il est clair que c'est le dentiste anti-modernité lui-même. L'entrevue de l'auteur à laquelle il fait référence (sans donner de lien) est probablement celle-ci :  http://www.youtube.com/watch?v=ZnlWwk_Bbls. En juin 2014, en réponse indirecte à mon article sur son effroyable imposture frankiste, Laïbi a fait paraître un court article où il fait référence à une vidéo de Novak et où il affirme qu'il y a dans celle-ci des « contradictions énormes ». La raison de cette charge était que j'avais rapporté l'existence d'une entrevue de l'auteur réalisée par Jacques Halbronn et en l'attaquant ainsi, Laïbi espérait discréditer par la bande mon article « aux théories vaseuses ». Cette réplique maladroite a disparue de son site depuis mais j'en ai conservé une copie à la fin de mon écrit sur son effroyable imposture sabbataïste. Il y a donc lieu de croire que l'entrevue dont fait référence QSV sur Amazon.fr soit celle-là. Et remarquez la lâcheté du soi-disant spécialiste : il dit de l'entrevue qu'elle est contradictoire mais sans apporter la moindre justification ou argument allant dans son sens et sur Amazon, il ne se donne pas la peine de fournir le lien de l'entrevue, ni même d'en donner le nom. Pour quelqu'un qui est sensé nous faire comprendre les dangers imminents et omniprésents qui nous menacent, disons pour rester poli qu'on n'a pas trop l'impression qu'il fait dans l'urgence.

Dans cette suite de réactions à son commentaire, Lunof y intervient deux fois, y faisant l'apologie de Pierre Hillard et référant à deux sources laïbiennes. La première est une réponse à un certain Fredo nikono-canoniste, admirateur lui-aussi de Pierre Hillard :

Bonjour,
Oui je sais que P. Hillard cite, une seule fois et en une maigre phrase seulement C. Novak, mais non pas en tant que système de référence... En plus elle est écrite en tout petit et en note de bas de page seulement. Moi aussi j'ai été surprise, mais il l'a fait, d'après moi et de ce que j'entends de P. Hillard, qui, lui, est une valeur sûre, en tout cas pour le moment, seulement pour ceux qui souhaiteraient se documenter sur la vie de Jacob Frank. Mais selon moi, c'est une erreur, c'est pourquoi je conseille plutôt de lire, pour davantage d'objectivité en la matière, Gershom Sholem à ce propos. Quant à la kabbale, elle est déjà une transgression à la torah, texte immuable... Donc non défendable, sauf pour ceux qui adhèrent plus ou moins à la rédemption par le péché... Les Kabbalistes, en vérité, rejettent et la Torah et la Bible et le Coran, religions derrière lesquelles ils peuvent se cacher afin de propager leur sombre et ténébreuse doctrine du diable par infiltration...
Merci de l'intérêt que vous avez porté à mon commentaire,
Cordialement.

Il est quand même ahurissant de lire que les Qabalistes rejettent la Torah, alors que la Qabale est née d'une volonté de mieux comprendre l'aspect spirituel de la Loi. Mais bon, on ne s'y attardera pas ici, le détour explicatif serait trop long, toujours long quand il s'agit de rétablir la vérité. En tout cas, je peux toujours affirmer sans l'ombre d'un doute que Guénon serait complètement opposé à cette histoire de Qabale « doctrine du diable » (pour ce qui est de Guénon et la Qabale, voir les références de l'index bibliographie consacrée reprises dans mon texte « frankiste »).

La seconde intervention de Lunof n'est qu'une auto-promotion :

Bonjour, voici un lien internet qui pourra beaucoup vous renseigner :

http://novusordoseclorum.discutforum.com/t7927-le-credo-sabbataiste-frankistedoctrine-infernale-de-la-synagogue-de-satan-pour-la-revolution

AINSI QUE le livre de Gershom Sholem intitulé "Sabbataï Tsevi : Le messie mystique 1626-1676" Broché – 2 octobre 2008 de Gershom Scholem (Auteur), Marie-José Jolivet (Traduction), Alexis Mouss (Traduction). Il coûte environ 27 euros.

ET SUR youtube "La Mecque infiltrée par les satanistes" de Salim Laibi
Cordialement.

Terminons cet aparté sur les agissements de Laïbi chez Amazon en mentionnant un autre intervenant aux réactions de Lunof, un certain Samir Chala, dont les critiques de livres avec des 5 étoiles pour Adrien Abauzit et Alain Soral (pré-fitna) nous indique ici soit un autre pseudo de Laïbi-Glauzy, soit un adhérent convaincu de la mouvance. Je pense qu'il ne s'agit que d'un sympathisant mais à présent, avec les agissements hypocrites avérés de la dissidence, la suspicion est toujours de mise.

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Plus sérieusement cette fois, Un gars lambda s'était posé la question d'éventuels « réseaux guénoniens » à la fin de l'année dernière et je lui avais répondu ce que j'en pensais. Les dissidentologues même les plus frais dans le domaine savent à quel point la bande tient en haute estime René Guénon et se réclament de lui, au point où des gens comme moi et Laurent James avons parlé d'une véritable « guénolâtrie ». Le pire dans le genre ayant été atteint par Laïbi mais à part de se réclamer de lui et d'inviter à le lire en le qualifiant de génie et d'incontournable, personne dans la dissidence n'avait réellement exprimé ce que représente dans sa vie intime le natif de Blois. Jusqu'à l'intervention d'un certain Tom Skeltor dans le forum de la vidéo de Pissier cité précédemment. Je vous avais dit dans le premier article sur la Crowley-o-scopie qu'après mes réponses, Laurent Glauzy avait arrêté d'y intervenir. Il n'a pas pu s'empêcher d'y revenir car ce Tom Skeltor s'en est pris directement à Guénon. Et là, Glauzy a écrit un petit commentaire qui semble anodin à prime abord mais qui finalement est lourd de sens. Il écrit :

Je considère René Guénon comme un saint homme, qui plus est missionné par la Providence.

Corrigez-moi si je me trompe, mais je pense que c'est la première fois qu'un des dissident affirme aussi ouvertement sur ce que Guénon représente pour lui. Et ce que nous avons ici est une véritable profession de foi, rien de moins. Il est vrai que Glauzy est particulièrement impliqué dans l'aspect zozotérique de la dissidence et s'il s'exprime ainsi sur Guénon, il y a toutes les chances que cet avis soit partagé par les autres. Si c'est le cas, alors l'hypothèse des « réseaux guénoniens » d'Un gars lambda mérite d'être gardé à proximité. Pour ma part, ma position sur la fixation guénonienne de la dissidence reste la même : c'est en raison de l'idée de « filiation », véritable obsession de Guénon qui a tenté de « catholiciser » l'ésotérisme, que les Glauzy, Laïbi, Soral, Seba et consorts se réclament de lui. Elle sert de justificatif pour nourrir leur complexe de « White Knight ». Et dans sa réponse à Tom Skeltor, Glauzy s'est littéralement vautré dans son complexe. C'est de cette « filiation » que découle tout le fantasme de la « tradition primordiale » dont est si épris Kemi Seba mais je reviendrai plus tard sur cette question, pour le moment je ne résiste pas à l'envie de vous présenter ici cet échange que le lieutenant du dentiste marseillais pourrait éventuellement avoir envie de faire disparaître (ceux qui ne veulent pas attendre pour la « filiation » peuvent toujours aller lire le mot de Denis Labouré sur la question à la fin de son livre Initiation à la magie, recopié ici par les bons soins de votre serviteur).

Je ne citerai pas l'ensemble des commentaires de Tom Skeltor car il a répondu à beaucoup de monde dont moi mais je vais rapporter ce qui est nécessaire pour remettre en contexte le « propos » de Glauzy le golem de Laïbi. La profession de foi guénolâtre s'est fait à la suite du commentaire de Pissier où Glauzy lui a répondu en véritable cuistre (רוח, लीला). Tom Skeltor intervient dans la discussion contre Pissier :

+Philippe Pissier J'imagine que le cancer de l’utérus de Diana Orlow est apparu par magie (sexuelle ?), et que les vies de millions de jeunes gens ruinées, dévastées dès le plus jeune âge par les promesses de "libération" qui font vibrer la "contre-culture" n'ont rien à voir avec l'idéologie que vous colportez.
D'où vient un détraqué comme Soral d'ailleurs ? Entre le rock, la frénésie sexuelle, l'addiction au subutex, et les petites envolées mystico-gnostiques "traditionnelles"... Il n'a peut-être pas lu Crowley, mais il fait certainement partie de ses héritiers.
Il suffit de lire le livre de Mark Sedgwick, "Contre le monde moderne", pour voir comment la pensée des auteurs ésotériques se répand aux extrêmes gauche et droite d'une société et la détruisent par ses deux bouts.

Ceux qui ont parcouru un peu mon site savent que mon orientation religieuse/spirituelle n'est pas la même que celle de Skeltor mais je n'ai pas pu m'empêcher de reprendre son propos car il est vrai car qu'il y a des similitudes entre Crowley et Soral et il est vrai que, d'une façon ou d'une autre, Soral est héritier de Crowley. Quand il passait à la télé où il voulait se faire passer pour le « penseur-punk », Soral ne faisait que rejouer à son compte ce qu'avait déjà fait Crowley en se faisant passer pour Mega Therion. + l'addiction aux opiacés + la calvitie + obsession sexuelle, l'équation est assez facile à faire. Par contre il y avait une sincérité chez Crowley qu'on ne retrouve pas chez M. Bonnet. Le premier a réellement travaillé à une nouvelle méthode d'appréhender le religieux et le sacré tandis que le second, pour reprendre le mot de Mukuna, n'a jamais fait autre chose que de travailler pour gueule.

Suite à ce mot de Skeltor, Glauzy réplique avec un simple « Ignare » mais le problème est qu'il n'a pas indiqué à qui il s'adressait. Skeltor lui réplique, avec indication claire que c'est bien à lui qu'il s'adresse : « "Argument" si guénonien... ». C'est là que Glauzy s'emporte et fait sa profession de foi. Voici le commentaire entier :

Je considère René Guénon comme un saint homme, qui plus est missionné par la Providence. Votre point de vue - tellement typique des catholiques ignorants des fondements de leur propre tradition [nous y reviendrons] - à son égard m'intéresse donc peu.

Cordialement.

« Il s'intéresse peu » au point de vue de Skeltor mais il y reviendra effectivement, vous aurez dans ce qui suit quelques pavés de commentaires. Pour l'instant, permettez-moi de m'amuser un peu à tourner en bourrique le golem du dentiste marseillais. Je ne sais pas qui a-t-il traité d'ignare mais je rappellerai simplement que ce mec prend pour argent comptant les propos de Bill Schnoebelen, un type issu des milieux évangélistes extrémistes aux USA (le Prophecy Club) qui raconte qu'il a été un maçon de top niveau, un wiccan de top niveau, un illuminati authentique, il a atteint le top niveau dans tout ce dont il s'est intéressé spirituellement et surtout, quelqu'un qui raconte qu'il a déjà été un véritable vampire, avec le besoin de sang, l'impossibilité de voir la lumière du jour, l'horreur des crucifix, etc. Une personne qui dit avoir été top niveau en tout alors que normalement cela prend une vie entière pour y parvenir dans l'une ou l'autre branche et qui lorsqu'il fait étalage de sa culture ésotérique, démontre dans le meilleurs des cas qu'il n'est qu'au niveau 101. Comment quelqu'un qui prend sérieusement les dires de ce Schnoebelen peut-il avoir le droit de traiter autrui d'ignare ? Comme le disait Christian Bouchet en réponse à Laïbi caché sous le pseudonyme de prphl65, « sauf à vouloir se ridiculiser, personne ne peut citer comme source Glauzy ou Livernette ». Et puisque je viens d'évoquer les USA, remarquerons qu'ultimement, les sources des discours zozotériques anti-satanistes de la dissidence proviennent toutes du monde anglo-saxon à l'ouest de l'Atlantique. Lorsque vous suivez les émissions comme Coast to Coast ou les Higherside Chats, vous entendez toujours les trucs qui apparaissent en France quelques temps après. Un exemple évident est la reprise de Ted Gunderson par Glauzy et Laïbi dans leur guerre anti-Crowley mais pour peu que ayez suivi les « illuminatologues » états-uniens comme Schnoebelen, Gunderson, Fritz Springmeier, Freeman Fly, et autres Mark Dice, assaisonner le tout d'un peu de « tradition primordiale » à la Evola/Guénon et le tour est joué, vous avez d'avance tous les discours zozotériques de la dissidence. Et comme le phénomène « illuminatologue » est états-unien à la base, le répandre chez soi est finalement une forme d'américanisation (états-unianisation) des esprits. Pour des gens qui se disent patriotes français, bravo !

Après ce détour amusant, je reviens à Glauzy contre Tom Skeltor à la vidéo de Pissier sur Crowley. Ici l'échange se développe. Tom Skeltor s'explique :

Les guénoniens avec qui j'ai eu des discussions approfondies ne connaissaient généralement pas le premier mot de la foi catholique (et de la foi biblique, plus généralement). Ils l'"hindouisent" et la "gnosticisent" sans même s'en rendre compte. Et invoquent la supposée "ignorance" des "exoteristes" dès qu'un élément gênant arrive dans la discussion. Par exemple les larmes du Christ... quelle "sentimentalité" dans les Evangiles!
Donc si vous le souhaitez, puisque vous semblez vouloir me mettre à l'épreuve, parlons de cela.
Quand on se penche sérieusement sur l'histoire des religions, on se rend compte que le véritable clivage se situe entre la foi biblique et le gnosticisme. De ce point de vue là, il est difficile de trouver un représentant plus typique, plus abouti, et plus ténébreux de la pensée gnostique que René Guénon. Et je suis le premier à me désoler de la faiblesse de la réponse juive et chrétienne à cette pensée (Cela dit, tout a déjà été réfuté par les Pères de l’Église, certains estiment donc que ce travail est inutile... et ils n'ont peut-être pas tort. Il suffit de lire "De l'incompréhensibilité de Dieu" de Jean Chrysostome pour être vacciné contre Guénon, en principe...)
Nous pouvons parler de la sainteté que vous attribuez à Guénon si vous le souhaitez. Je connais bien son œuvre et sa postérité. Quand on regarde avec les bons yeux, on voit dans son œuvre de nombreux petits aveux de la véritable nature de son action. Allez voir par exemple son texte sur le symbolisme du scorpion.
Mais sans même aller sur ce terrain là, en  restant même simplement dans les critères relevant de la raison et de la factualité historique, Guénon a écrit tellement de mensonges avec une opiniâtreté et un orgueil délirants qu'il faut un certain aveuglement pour ne pas voir qu'il y a quelque chose qui cloche dans la fascination dont il a fait et dont il fait encore l'objet.

Pour les histoires du « premier mot de la foi catholique », je laisse Skeltor à ses propos. Par contre, il marque un point en rappelant les très lourdes références orientales de Guénon (je me rappelle d'une vidéo de Laïbi où il faisait référence à « l'ordre social traditionnel » des brahmanes en haut, suivi des kshatryas et des vaïshyas, et je me suis dit « Putain ! Un musulman qui fait références aux castes hindoues ! Bientôt il va nous parler de Shiva ! »). Je n'ai rien contre les références orientales, même les plus lourdes, mais d'aller affirmer s'y connaître dans les fondements de la foi catholique en se basant sur Guénon considéré comme envoyé de Dieu, merde ! Je vous avais dit que Glauzy faisait le cuistre avec ses petites citations hébraïque et sanskrite ? Ce n'est rien à comparer de ce qui suit.

La réponse est franchement étrange, dès le début avec la proposition d'une conversation privée jusqu'à fin dans ce qui semble être une menace contre Skeltor pour avoir osé parler en mal de Guénon. Constatez par vous-même :


Bonjour, accepteriez-vous de discuter de tout cela par e-mail? Le sujet est important et surtout complexe, il ne peut pas être traité "au débotté". Je vois en vous lisant que vous prenez appui sur du solide, ce qui est indispensable s'il s'agit de débattre pour vraiment avancer.
A titre d'apéritif, je vous répondrais que d'autres Pères, à savoir ceux du désert, s'expriment (pour certains d'entre eux) dans un langage qui pourrait vous faire revoir votre copie. Je parlerais simplement pour commencer de Saint maxime le Confesseur, dont la distinction entre "Salut" et "déification" (ou "divinisation") [théosis en grec] n'est pas sans évoquer celle rappelée par RG entre "Salut" et "Délivrance". Concernant le terme de "gnose", il est abondamment présent dans les écrits de ces mêmes Pères. Je pense que vous faites la confusion classique entre "gnosticisme" et "gnose" authentique, parfaitement connue des premiers chrétiens. Nous en reparlerons textes à l'appui, je l'espère. Je ne vois pas en quoi le scorpion serait a priori et dans tous les cas de figure un animal problématique. Je vous rappelle que même le serpent a servi à représenter Jésus-Christ.
Concernant votre citation de St Jean Chrysostome, je dirais simplement que "connaître" et "comprendre" sont deux choses différentes. Ce serait ici l'occasion de citer quelques passages de Maître Eckhart sur le sujet, plutôt décapant. Vos accusations de mensonges à l'égard de RG sont gravissimes, j'espère pour vous qu'elles sont étayées.
Cordialement.

« Vos accusations de mensonges à l'égard de René Guénon sont gravissimes, j'espère POUR VOUS qu'elles sont étayées ». Wow, on pourrait croire que ce qu'a commis Skeltor est un crime de lèse-majesté. « POUR VOUS » : y aurait-il effectivement des « réseaux guénoniens » dont Un gars lambda suppose l'existence et qui ne plaisante sur ce que l'on dit de leur « saint homme envoyé par la Providence » ? Est-ce seulement moi qui a la berlue ou ce que je vois ici c'est Glauzy qui dit qu'on ne peut pas dire n'importe quoi sur Guénon SANS EN SUBIR DES CONSÉQUENCES ? D'une façon ou d'une autre, je pense que cette petite phrase est lourde de sens, toute aussi lourde que sa profession de foi citée plus haut.

Réponse de Skeltor :

Bonjour,
je pense que le principal intérêt de ce genre de discussion est de pouvoir être lue par d'autres personnes. En discuter en privé m'intéresse donc assez peu, et (pardonnez moi) encore moins avec une personne qui après avoir qualifié un inconnu d'ignare, signe son message par "cordialement". Une des raisons pour lesquelles mon mépris pour les guénoniens (y compris ce qui se disent chrétiens, comme vous) n'a fait qu'augmenter avec le temps est précisément dans cette politesse de façade et dans ce que cette façade recouvre.
Je pense d'ailleurs que nous nous sommes déjà croisé, de mémoire sur un débat à propos d'Evola, sur les terres soraliennes, me semble-t-il.
Et déjà, la "théosis" était venue dans la discussion, comme si "divinisation" pouvait signifier que la créature devenait l'égale du Créateur, comme si "transfiguration" pouvait signifier passage "au delà de la forme". Je vous avais déjà suggéré à l'époque de méditer un peu sur les premiers chapitre de la Genèse. Inutile de convoquer les pères du désert. Augustin et Thomas eux-mêmes parlent de "divinisation". Encore faut-il comprendre ce qu'ils mettent derrière ce mot, et un guénonien a pour spécialité de faire dire aux textes et aux auteurs ce qu'ils n'ont jamais voulu dire.
Vous aviez précisément l'air de trouver scandaleux que Dieu puisse vouloir faire vivre de la vie divine (diviniser ?) des créatures incarnées. C'est un point de vue que je peux comprendre, mais dans ce cas, c'est chez les hindous ou les bouddhistes qu'il vous faut aller, et non pas chercher à vivre de la foi qui prêche un Dieu qui s'incarne. Dans la foi biblique, le monde matériel n'est le fruit d'aucune illusion, la chute intervient simplement quand la créature prétend se faire l'égale... de son Créateur (tiens tiens...)
Pour Chrysostome, peut-être que vous ne voudrez pas le voir, mais enfin ce que dit le traité que j'ai mentionné est on ne peut plus clair, et à moins de placer Chrysostome lui-même (avec 99,99% des saints, dans ce cas) dans la très commode catégorie "exotéristes bornés", je pense qu'il y a matière à réflexion pour une personne qui veut être gnostique et chrétienne en même temps.
Un conseil : si vraiment c'est la Gnose avec un grand G qui vous intéresse, quittez le christianisme, allez chez les soufis ou les hindous, mais ne cherchez pas à tirer à vous la foi biblique qui est l’antithèse radicale de cette pensée "anéantissante".

« un guénonien a pour spécialité de faire dire aux textes et aux auteurs ce qu'ils n'ont jamais voulu dire. » Lapidaire comme jugement, mais je l'ai si souvent constaté chez les dissidents qui font dans le zozotérisme. Reprise de Glauzy, qui après ses menaces, enchaîne :

Comme le monde est petit! c'est peut-être un signe, vous devriez en tenir compte! Vous êtes en contradiction flagrante avec votre propre tradition, je vous l'avais déjà écrit. Moi, j'assume toutes les critiques et répond à tous les arguments, même à l'épithète d'ignare! C'est votre ignorance que je méprise, pas votre personne. La vraie gnose est aussi au cœur du Christianisme, Dieu soit loué et... encore heureux! Je vous cite: "Et déjà, la "théosis" était venue dans la discussion, comme si "divinisation" pouvait signifier que la créature devenait l'égale du Créateur (...)." Le fait que vous le formuliez ainsi démontre que vous n'avez RIEN compris (je suis désolé pour les majuscules, mais elles s'imposent). Où avez-vous été chercher qu'un individu puisse s'identifier à Dieu, ou une créature à son Créateur (tien tiens...- sic!)? N'avez-vous toujours pas saisi que ce n'est pas en tant qu'individu que l'on connaît ou contemple Dieu ?
Toujours selon vous: " (...) comme si "transfiguration" pouvait signifier passage "au delà de la forme". C'est précisément l'étymologie du mot, ne vous en déplaise :-)
Soit vous admettez que vous avez des choses à apprendre, soit vous vous taisez.
Au regard de Dieu, toute création est "illusoire", encore faut-il comprendre qu'illusion n'est pas synonyme de néant. Je vais même vous faire une confidence: du point de vue de Dieu, il n'y a pas Création car, il est impossible que Dieu perçoive son oeuvre comme "extérieure" à Lui. Toutes ces notions ne sont pas étrangères au Christianisme, comme vous vous le ressassez par comfort, il suffit de connaître ses sources.
Cornichonnement.

« Moi, j'assume toutes les critiques et répond à tous les arguments, même à l'épithète d'ignare ! » : ça, je peux en témoigner personnellement que c'est faux. Glauzy ne m'a jamais répondu à ma constestation de son histoire de sacrifices infanticides par Crowley et même en-dehors de ma propre expérience, j'ai bien constaté qu'il ne fait que ça, le golem, se défiler quand sa base argumentative vacille le moindrement un peu. Et ce n'est pas l'ignorance de Pissier qu'il méprise, mais bien sa personne.

Survolté par la remise en cause de son badge « catholique pure filiation », Glauzy renchérit sans attendre la réponse de Skeltor :

+Tom Skeltor Je rajouterais la piste suivante:« Tant que je conçois un Créateur créant, je suis en deçà du mur du Paradis. Tant que je conçois un Créateur créé, je ne suis pas entré mais je suis dans la Muraille. Mais quand je Vois en Vous l’infinité absolue à laquelle ne convient ni le nom de Créateur créant, ni celui de Créateur créable, alors je commence à Vous voir sans voiles et à pénétrer dans le jardin des délices » - Saint Nicolas de Cuse.

Il renchérit encore :

 +Tom Skeltor
Remède pour les ignares :Votre statut d’individu marque votre « finitude ». Entre le « fini » et l’ « infini », il n’y a aucune commune mesure. Si vous n’étiez que « finitude », la contemplation, la vision béatifique ne seraient tout simplement pas possibles : on ne remonte pas du fini vers l’infini (on ne re-joint pas l’infini à partir du fini) – la relation fini/infini est non-réciproque, il y a exclusion mutuelle. CE N’EST DONC PAS EN TANT QU’INDIVIDU-FINI QUE « JE » PEUX CONNAÎTRE [ou CONTEMPLER, si la formulation mystique vous fait moins peur] DIEU-INFINI, mais dans la mesure où IL Y A « EN MOI » (ICI ET MAINTENANT !) QUELQUE CHOSE DE DIVIN (cfr la formule évangélique : « Le Royaume des cieux est en vous » - et pas en dehors de vous ou au-dessus de vous !) QUI DEPASSE LES LIMITES DE MA SIMPLE INDIVIDUALITE.Et « divin » est synonyme d’ « incréé », bien évidemment. Voilà pourquoi Maître Eckhart déclare que ce qu’il nomme « la fine pointe de l’âme » est INCREEE, et c’est par elle que s’opère dans l’homme le « passage à la limite » où la contradiction fini/infini  est en quelque sorte laissée sur place. CELUI qui connaît Dieu, ce n’est donc PAS le « moi » individuel, c’est AU CONTRAIRE cette conscience immortelle qui fonde mon être et qui pour pouvoir prendre conscience d’elle-même DOIT SURPASSER LES LIMITES DE L’EXPERIENCE SENSIBLE QUI ABSOLUTISENT L’INDIVIDU : CE QUI EST « ANEANTI » CE N’EST DONC PAS LE « MOI REEL », C’EST AU CONTRAIRE L’ILLUSION D’UN « MOI » SOUVERAIN, PERMANENT ET INDEPENDANT DE DIEU. C’est plus clair désormais, où vous n’avez toujours RIEN compris ?
Cordialement.

Et il renchérit encore. Alors qu'à l'origine, Glauzy voulait un échange privé avec Skeltor, le voilà tellement sous le coup de l'émotion qu'on en arrive au comble de sa cuisterie :

+Tom Skeltor Remède pour les ignares (version complétée) : Votre statut d’individu marque votre « finitude ». Entre le « fini » et l’ « infini », il n’y a aucune commune mesure. Si vous n’étiez que « finitude », la contemplation, la vision béatifique ne seraient tout simplement pas possibles [Elles se limiteraient à une « ruse de la raison », comme se l’imaginait – à tort - Emmanuel Kant] : on ne remonte pas du fini vers l’infini (on ne re-joint pas l’infini à partir du fini) – la relation fini/infini est non-réciproque, il y a exclusion mutuelle. CE N’EST DONC PAS EN TANT QU’INDIVIDU-FINI QUE « JE » PEUX CONNAÎTRE [ou CONTEMPLER, si la formulation mystique vous fait moins peur que la formulation gnostico-métaphysique] DIEU-INFINI, mais dans la mesure où IL Y A « EN MOI » (ICI ET MAINTENANT!) QUELQUE CHOSE DE DIVIN (cfr la formule évangélique : « Le Royaume des cieux est en vous » - et pas en dehors de vous ou au-dessus de vous!) QUI DEPASSE LES LIMITES DE MA SIMPLE/SEULE INDIVIDUALITE. Et « divin » est synonyme d’ « incréé », bien évidemment. Voilà pourquoi Maître Eckhart déclare que ce qu’il nomme « la fine pointe de l’âme » est INCREEE, et c’est par elle que s’opère dans l’homme le « passage à la limite » où la contradiction fini/infini  est en quelque sorte laissée sur place. CELUI qui connaît Dieu, ce n’est donc PAS le « moi » individuel, c’est cette conscience immortelle qui fonde mon être et qui pour pouvoir prendre conscience d’elle-même EXIGE que soient SURPASSEES LES LIMITES DE L’EXPERIENCE SENSIBLE QUI ABSOLUTISENT L’INDIVIDU : CE QUI EST « ANEANTI » CE N’EST DONC PAS LE « MOI REEL », C’EST AU CONTRAIRE L’ILLUSION D’UN « MOI » SOUVERAIN, PERMANENT ET INDEPENDANT (DE DIEU) ; ceci de manière à ACCEDER AU « MOI REEL ». C’est plus clair désormais, où vous n’avez toujours RIEN compris ? La tentation « luciférienne » (ou « prométhéenne ») consiste à VOULOIR atteindre la connaissance divine SANS répondre A L’EXIGENCE susmentionnée, ce qui est un non-sens, une impossibilité de type structurel. C’est vouloir ACCEDER AU « MOI REEL » sans s’être préalablement dépouillé des oripeaux du « moi » individuel qui barrent l’accès à la pleine et entière conscience de soi. C’est un peu comme si la larve de papillon voulait devenir papillon sans passer par le stade de la chrysalide. La larve EST papillon, certes, mais elle ne peut pas le REAL-ISER sans passer par cette trans-formation (passage au-delà de la forme !) qu’est le stade de la chrysalide. C’est à cette prétention illégitime que font référence les passages de la Genèse (« Vous serez comme des dieux » etc.). Cette prétention est comme l’ombre portée d’un accès légitime à la connaissance [qui n’est rien d’autre que la connaissance de soi] dont témoignent d’autres passages bibliques (« Vous êtes des dieux » - Psaumes 82 :6, Jean 10 :33-35  etc.). Cordialement.

Voyez où nous en sommes rendu, parce qu'un mec anonyme sous pseudo a osé remettre en cause Guénon au nom du Catholicisme. Lorsque j'ai vu ce déchaînement du golem-devenu-hors-de-contrôle, je me suis dit que ça vaudrait peut-être la peine de conserver tout ceci pour un usage ultérieur en dissidentologie, d'autant plus que sur un coup de tête ou par recommandation d'un supérieur hiérarchique de la « dissidence » son auteur pourrait les faire disparaître. Je suis même étonné de voir que ces écrits sont encore présents sur la page de Pissier au moment où j'écris ces lignes et je ne serai pas surpris qu'ils disparaissent après la publication de cet article.

On pourrait croire à première vue avec toutes ces références prestigieuses (artifice intellectuel connu en anglais sous le nom de « name dropping ») et avec ces MAJUSCULES constantes que Glauzy est un grand érudit de ce que Guénon appelait la « science sacrée » mais ce n'est que de la poudre aux yeux. Si ça se trouve, il ne fait que reprendre ce qu'il a trouvé ailleurs et se l'approprie pour avoir l'air savant. L'usage exagéré de ces majuscules démontre qu'il est désespéré de se faire considérer comme un initié véritable, une éminente autorité religieuse, une « héritier direct de la tradition primordiale, justifié par une filiation authentique (« succession apostolique ») reconnue par Guénon ». Difficile de faire plus cuistre, d'autant plus que l'honnêteté intellectuelle oblige à justifier pourquoi on prend une citation d'un tel ici, d'un tel autre là, justifier pourquoi on fait le rapprochement, toutes des choses de base dans n'importe quelle science humaine (y compris la théologie), ce dont ne se donne même pas la peine le type qui prend pour parole d'évangile les propos de Schnoebelen. Personnellement, je serais même tenté de penser que ces longues réponses de Glauzy ne viennent même pas de lui, qu'elles viennent d'un autre qui l'a écrit pour Glauzy, qu'on lui a souffé à l'oreille ou encore sous forme d'une dictée que Glauzy a recopié.

Pas davantage impressionné que moi par sa prétendue culture théologique, Skeltor répond à Glauzy :

+Laurent G.
"alors, nous vivrons devant sa face." Osée
Un dieu qui tire du néant des êtres innombrables pour que ces êtres prennent conscience qu'ils viennent du néant, qu'ils ne sont rien en tant qu'individu, et qu'ils fassent de leur plein gré le chemin dans l'autre sens... Ce n'est pas "du point de vue de Dieu" que cette vision a un sens, c'est du point de vue des mathématiques, où tout "fini" est égal à zéro au regard de l'infini. Mais Dieu n'est pas un objet mathématique. Et Guénon n'était pas métaphysicien, mais mathématicien avant tout. Le Principe dont il parle est une idole, l'une de ces innombrables idoles que les êtres humains se fabriquent, précisément pour se donner l'impression d'être "comme des dieux".
Que faites-vous, quand vous dites écrire "du point de vue de Dieu" ?
La Bible nous parle du Dieu vivant et vrai, qui tire du néant des êtres innombrables pour qu'ils vivent de Sa Vie, pour que "beaucoup se réjouissent de sa lumière", comme dit la quatrième prière eucharistique, pour que chaque être sente posé sur lui ce regard d'amour de Dieu qui lui offre à chaque seconde cette vie qu'il sent couler en lui, et qu'il n'a qu'à apprendre à recevoir dans sa plénitude, avec reconnaissance, joie et gratitude! Dieu, notre créateur, et notre sauveur!
"alors, nous vivrons devant sa face."
Je vous le redis. Si vous n'aimez pas le monde que Dieu a créé, si vous ne vous aimez pas, si vous n'arrivez pas à voir en vous-même et en chacun une créature aimée de Dieu, si vous souhaitez que tout l'effort de la création soit de nouveau réduit au néant pour que seule subsiste l'ultime réalité de l'infini infinité de Dieu (si j'ose dire...) c'est votre liberté, liberté qui elle aussi est un don de Dieu (avec la responsabilité qui va avec, évidemment). Mais alors vous ne mangerez pas du fruit de l'arbre de vie, mais bien du fruit de cet arbre dont il est dit "si vous en mangez, vous mourrez certainement." Et telle n'est pas la volonté de Dieu... mais Il nous a créés libres.
Je vous laisse en vous citant un grand théologien orthodoxe du siècle passé, aujourd'hui disparu. Je ne mets pas le nom, j'espère sincèrement que vos lectures vous conduiront un jour jusqu'à lui.
""Elle passe, l'image de ce monde." Mais ce n'est qu'en passant que le monde avec tout ce qu'il contient devient ce qu'il est : don de Dieu, bonheur de la communion à ce contenu, dont il apparaît comme la forme, l'image."
"Vivre la vie comme un don ininterrompu."
Peut-être le faites-vous déjà en actes, malgré toute la prose guénonienne qui coule de vos doigts. Je vous le souhaite sincèrement...

Je l'ai déjà dit, je ne m'identifie pas comme catholique, ni même comme chrétien, mais je considère Skeltor comme étant davantage connaisseur de la tradition catholique que l'illuminatologue. D'ailleurs, Glauzy prétend bien connaître les racines de la tradition catholique mais il rage du fait que Skeltor ose encore lui répondre. Cette fois-ci, il commence à réellement perdre patience :

+Tom Skeltor
C’est vous qui « guénonisez » a tours de bras… Je ne vous parle pas du « zéro et de l’Infini », je vous cite Maître Eckhart ou Nicolas de Cuse. C’est vous qui partez de René Guénon, pour vous en écartez et ensuite y revenir, sans cesse, en boucle. Une sorte de spirale obsessionnelle en attente de réconciliation. René Guénon, c’est comme votre « astre sombre ».
Tout théologien s’efforce de parler « du point de vue de Dieu », puisqu’il raisonne en fonction d’un principe transcendant qui n’est pas une donnée immédiate de sa conscience - sinon, vous faites de la phénoméno-logie, pas de la théo-logie – et si le privilège est un jour donné à cette conscience de connaître Dieu sans médiation, il ne fera plus de théologie et cessera d’écrire à tout jamais, comme ce fut le cas pour Saint thomas. S’efforcer de penser « du point de vue de Dieu », ce n’est pas vouloir penser « à la place de Dieu », c’est penser de Dieu en Dieu et pour Dieu, seule Réalité. Vous confondez orgueil et exigence de perfection (« Soyez parfaits comme votre Père est parfait »).
 Votre usage du terme de « néant » est totalement superfétatoire. Dire que la créature est « pur néant » (pur nihil), comme disait Maître Eckhart, ne signifie pas qu’elle soit un « rien » absolu en déshérance pour l’Eternité, mais qu’elle n’est « rien »… indépendamment de sa relation à Dieu, dont elle tire toute sa raison d’être. Votre petite tirade du début manque une fois de plus sa cible, car privée d’objet. Vous confondez gnose traditionnelle et vision « new-age ».
La véritable définition du « néant » est celle-ci, partagée par toutes les religions du monde, y compris la vôtre :
« Y a-t-il un homme qui pourrait comprendre qu’une seule Forme infinie soit diversement participée en diverses créatures, alors que l’être de la créature ne peut rien être d’autre que le reflet lui-même de cette Forme NON PAS RECU REELLEMENT SUR UN ECRAN REEL, MAIS SE DIVERSIFIANT DE FACON PUREMENT CONTINGENTE ? C’est comme si une production artisanale, dépendant de l’intention de l’artisan, ne possédait d’autre être propre que celui de cette dépendance, d’où lui viendrait l’être, semblable à l’image d’un visage dans un miroir QUI NE SERAIT RIEN PAR LUI-MÊME, AVANT NI APRES RECEPTION DE CETTE IMAGE ». Que pensez-vous de cette prose désincarnée et sinistrement « guénonienne » produite par une certain… Nicolas de Cuse ? (cfr La Docte Ignorance). Comme vous vous méprenez sur la nature de la gnose authentique et de la métaphysique vraie, vous présupposez tout naturellement qu’elles s’opposent à l’amour - cette opposition devenant votre argument-refuge –, pensant y déceler la marque ancienne des gnosticismes dualistes alexandrins et de leur « mauvais démiurge » (Ce que vous appelez la « haine du monde »). La gnose ce n’est pas cela, la gnose c’est l’amour, mais sans « ego », c’est-à-dire privé d’attachement.
J’en viens donc à l’essentiel. A aucun moment, dans ce que vous écrivez, la question de l’ « ego » ne fait surface, et pour cause : votre conception de la création postule une créature qui serait créée « une bonne fois pour toutes », à la fois individu et « ego », sans rémission possible. Vu sous cet angle, relativiser l’importance de l’individu en incriminant l’ « ego » (principal angle d’attaque des doctrines extrêmes orientales)  passe logiquement pour une tentative un peu « louche » de remise en cause du statut de créature et… fait figure d’offense à l’égard du Dieu créateur. CQFD.
Là encore, vous manquez totalement de subtilité. Créationniste ou pas créationniste, qu’il soit chrétien, musulman, bouddhiste, sikh ou hindou, le fait est que l’homme se méprend sur sa véritable identité et la cause de cette méprise porte un nom : « ego ». Le rapport « vivant, aimant et salvateur » qui, dans le Christianisme, unit la créature à son Créateur, ne suffit pas à interrompre l’activité mortifère de l « ego », qui mine ce rapport de l’intérieur. S’il suffisait de se faire baptiser pour mettre à mort l’ « ego » cela se saurait. Vous-même, vous n'avez aucune idée de qui vous êtes réellement. Ce n’est pas le statut de créature en tant que tel qui est remis en question, c’est la méprise identitaire dont elle reste victime tant que ne « cesse » toute activité de l’ « ego ». Comme je vous en ai fait part dans ma précédente intervention, ce qui doit être « anéanti », c’est l’activité du l’ « ego », afin que la créature prennent réellement conscience d’elle-même (le « moi réel ») et vive son rapport à Dieu sans médiation aucune. Ce qui est « pur néant » (pour reprendre l’expression d’Eckhart), c’est l’ « ego ». Si vous n’avez toujours pas compris où se situe votre confusion, c’est que votre intelligence n’est pas encore à maturité.
Et puisque vous me citez un théologien orthodoxe (non identifié), je vous ferais très byzantinement remarquer que le concept d’ « individu » n’existe tout simplement pas dans la spiritualité orthodoxe. Le mot existe bien entendu en grec, mais il ne correspond à aucune réalité du point de vue de l’Orthodoxie, il est pur… néant. C’est le terme de « personne » qui a droit de cité.
Cordialement.

Rassurez-vous chers lecteurs, c'est terminé. La querelle théologique absurde n'ira pas plus loin. Il n'empêche que Skeltor a raison : Glauzy « guénonise » à outrance son catholicisme. Dans ce dernier commentaire-fleuve, pour justifier qu'il connaît mieux la tradition catholique que son interlocuteur anonyme, bien qu'il prenne la précaution de le placer entre guillemets, le lieutenant de Laïbi utilise à dix reprises le mot égo, mot qui désigne un concept qui ne relève pas du christianisme mais bien des religions orientales comme le bouddhisme et l'hindouïsme, ne lui en déplaise.

Après cet effort exagéré pour une simple série de commentaires d'accompagnement de vidéo, le petit laquais de Laïbi se calme un peu et à bout de ressources, il revient à ses habitudes premières de « bon chrétien », à savoir l'insulte gratuite parce qu'il n'a rien de plus intelligent à dire. À Skeltor qui lui écrit :

Non identifié, c'est dommage. Je vous conseille de varier un peu vos lectures, et vous découvrirez ce que certains orthodoxes pensent de cette "spiritualité orthodoxe" du haut de laquelle vous "raisonnez".
Bonne route à vous.

Glauzy lui assène :

+Tom Skeltor
Ne faites pas le mystérieux, ce n’est vraiment pas fait pour vous. Vous vous montrez très « compatissant »… une fois mis au tapis, petit hypocrite :-) Vous n’êtes qu’un sale type. Au plaisir de vous remettre à votre place sur quelqu’autres fora du dimanche.
Cordialement.

Si le pourchasseur-des-13-lignées-sataniques s'imagine avoir remporté la partie, je ne suis pas de cet avis. Et ici, on constate aisément que ce n'est plus l'ignorance de Skeltor qu'il méprise mais bel et bien sa personne. Ces longs passages puissent être éventuellement utiles aux dissidentologues, ça, oui. Nous avons à présent de très gros aveux sur la place que peut prendre Guénon dans la dissidence (qui est la suite de ce que rapportait déjà Mondialisme.org en 2004 à son article Politica Hermetica, analyse d’un laboratoire idéologique de la nouvelle Droite).

Finalement, ce sera Tom Skeltor qui aura le dernier mot :

Il n'y a rien d'hypocrite, j'ai très sincèrement un profond mélange de mépris et de pitié pour vous, et je n'ai aucune raison de le dissimuler. J'ai bien conscience (là aussi très sincèrement) que ce n'est pas très charitable, mais c'est ainsi.
Ce sont les personnes comme vous qui ont le plus besoin d'être évangélisées, et pourtant vous ne le serez jamais, quelle que soit la sainteté des gens qui croiseront leur route, parce que vous "croyez savoir".
C'est de ce point de vue là, entre autres, que je pense que l’œuvre de Guénon a quelque chose de profondément démoniaque, avant tout par ses effets psychologiques sur ses lecteurs.
"...et j'ai compris l'éternelle enfance de Dieu." Comme ces mots doivent être inaccessibles aux "connaissants"...

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